Fidel s'est mis en mode Mobalpa, et pour ce faire, il a - entre autres - gratouillé derrière des prises qui étaient là depuis Mathusalem ou presque, dévoilant des petits bouts de papier peint.
Papier à cerise, à pomme, à fraise, posé au temps des chaises hautes, de la floraline au jambon et des gamelles de spaghettis, des gâteaux maison tous les jours, des repas à six autour de la table, de l'atelier de finition juste à côté de la cuisine où je faisais rouler du pied le landau pendant que je dessinais sur des aimants en forme de fraise, de cerise, de pomme. 

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Temps aussi où, le jour de Pâques, on cachait des oeufs et des poissons en chocolat dans le fouillis du jardin pour que les petits les cherchent. Il en restait toujours un ou deux si bien cachés qu'on ne les retrouvait que plus tard, souvenir terni de ce matin joyeux où cuisaient le gigot, les asperges et les irremplaçables mogettes.

Joyeuses Pâques à tous et qu'on soit croyant ou pas
- ce matin, sur les marches du temple, c'était cheveux blancs embrassant cheveux blancs. Les traditions se perdent, disait Henri Pourrat -  
bon chocolat. 

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