La Mère Castor

25 avril 2016

qui dit chouette

 

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Une nuit d'été, la lune toute ronde parcourt le ciel sur son grand traîneau d'argent et chante à tue-tête :
Je suis grande, grande, grande !
Bien plus grande et bien plus gaie
Que le soleil en entier !
Je suis grande, grande, grande !
Au milieu de la toundra est un lac minuscule.
Entendant le chant de la lune, il répond :
Lune, lune, ne te vante pas !
Je suis bien plus grand que toi !
Regarde-moi et tu verras
Que je ne te mens pas !
La lune se penche, et dans le petit lac elle voit le soleil et elle-même.
Le lac éclate de rire et chante :
Je suis grand, grand, grand !
Bien plus grand et bien plus gai
Que le soleil en entier,
Que la lune argentée,
Je suis grand, grand, grand !
Chez moi je peux les loger !
Tout à côté du lac, il y a un petit trou tout rond : c'est là qu'habite Sikiq l'écureuil rayé, pas plus gros que mon poing.
Réveillé par la dispute, il sort de son terrier, s'étire, bâille en ouvrant si largement la bouche qu'il en ferme son œil gauche. Et dans son œil droit il voit :
le lac, la lune et le soleil.
Alors, il chante à son tour :
Je suis grand, grand, grand !
Bien plus grand et bien plus gai
Que le soleil en entier,
Que la lune argentée,
Que le lac aux eaux moirées,
Je suis grand, grand, grand !
Dans mon oeil tous peuvent entrer !
La chouette harfang arrive alors, saisit l'écureuil rayé et l'avale.
Puis elle chante à son tour :
- Ouh ! Ouh !
Quelle tête intelligente porte mon cou !
Je suis grande, grande, grande!
Bien plus grande et bien plus gaie
Que le soleil en entier,
Que la lune argentée,
Que le lac aux eaux moirées,
Que le petit écureuil rayé,
Je suis grande, grande, grande !
Dans mon ventre ils sont entrés !
Dites-moi, lequel est le plus grand ?

Conte yuit (Esquimaux de Sibérie)

Pas inspirée pour deux sous, réfractaire au bla bla blog malgré, vilaine Mère, la promesse faite de donner des nouvelles, l'image du jour prêtée par Lakévio m'a rappelé ce conte dont je connais deux versions et que je raconte parfois.

Qui dit chouette dit oiseau
qui dit oiseau dit corbeau, flamant rose, pigeon
ciel de lit emplumé
qui dit lit dit sublime suite Sublime, merci Adèle pour l'improbable et délicieux cadeau
qui dit Adèle et Amah dit Paris
pique-nique au soleil
chaises alignées aux Tuileries
sous Thésée affrontant par dessous le minotaure
et par dessus les corbeaux amateurs de frites froides
qui dit Paris dit bus métro
comme filant vers la forêt
métro et rues passages
vitrines
qui dit vitrine dit regarder
voir des poissons cousins des miens
qui dit poisson dit eau bateaux ponts
qui dit voir dit expositions
découvrir la BNF, re-voir des extraits du merveilleux Paso Doble de Barcelo et Nadj
et de la Flûte Enchantée de Bergman - tiens encore des oiseaux
pique-niquer à Montmartre, 
qui dit voir dit embrasser
Agathe, Gaëtan, Lucie et la petite Anaïs
Catherine, Marie et le beau Vladimir
Adèle et Amah.

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Alors que Thésée affrontait le Minotaure, Amah affrontait les pigeons

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08 avril 2016

les chaussettes à l'Anaïs

Pour cause de livraison de bisous et de bricoles bricolées pour la plus adorable des petites soeurs et pour la plus adorable des grandes soeurs, Fidel et moi partons demain pour l'ouest lointain.
Faut c'qui faut.

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Néanmoins et cependant, j'emporte le petit ordinateur et pourrai, lecteur printanier, te donner des nouvelles. 

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05 avril 2016

Phébu-leuse

Lecteur rêveur, as-tu un jour imaginé de jouer la lune ?
Toute languissante du retour du soleil -cette année l'astre suprême est discret, effacé, timide, diablement intermittent et se fait terriblement désirer ah c'est bien la peine d'habiter dans le sud-
voilà que m'arrive ce qui pourrait être le rôle de ma vie 
- en ai-je eu d'autres ? Euh, pas vraiment-
La lune, lecteur, la lune ! 
Je sens, je visualise, que dis-je !
Je te vois bouche bée, le bec dans l'eau, espanté ! -débrouille-toi pour tout faire en même temps- imaginant
la Mère Castor en astre de la nuit
un voile sur la tête
les mains gantées d'argent
une lune en plastique
très très belle même que on dirait la vraie
devant le visage
le corps derrière un paravent
agitant gracieusement la main
vers un petit enfant.
Le rôle de ma vie, je te dis.

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hein ! quand même !

La pluie nous gâchant aujourd'hui la promenade, deux images d'un autre jour, gris, certes, mais sec : 

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jouer l'arbre moussu ? Un jour, peut être

Et encore des mots : 

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 poissons/cadeaux de deux sortes : les menteurs et ceux qui disent vrai, pour les 30 avril et 1er mai : 

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VERSO-FLYER

(gloire et célébrité, la dame des ateliers de mots, c'est moi) 

Et comme je t'aime bien lecteur, afin d'agrandir le territoire étendu de ta culture, j'offre à ta curiosité sans fond quelques-unes des formules inventées par Basile (dans le Conte des Contes) pour décrire le lever du jour.
Un fort joli cadeau : 

-lorsque l'Aurore sort vider la pisse rosâtre et graveleuse de son vieux père par la fenêtre de l'Orient-

-quand les ombres de la Nuit, poursuivies par les sbires du Soleil abandonnent le pays-

- quand le Soleil, moulinant à deux mains la grande épée de la lumière au milieu des étoiles, s'écrie : arrière, canailles ! -

-dès que le Soleil avec le balai de houx de ses rayons eut nettoyé les toiles d'araignées de la Nuit - 

- quand le Soleil fait montre, sur les étals du ciel, des privilèges, marqués du sceau de la lumière, que la Nature lui a accordés et vend des remèdes pour éclaicir la vue - 

-quand les oiseaux, trompettes de l'Aube, claironnent tous en selle ! afin que les heures du jour enfourchent leurs montures- 

ETC.

(retour à la lune :  la lune chez Maurice Sendak, un très beau billet de Sophie, La Pluie qui Passe) 

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04 avril 2016

Mai-son

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Dans les colonnes du journal local, on peut lire ce matin le récit d'un extraordinaire chantier qui s'est passé hier rue de la Révolution. En effet, urbanistes et autres architectes distingués avaient décidé, au vu de l'extension de la demande de logements et des changements manifestes dans les souhaits et désirs des futurs propriétaires, de scinder en deux l'immeuble située au numéro 14 de la rue, afin d'y installer, après travaux de rénovation -chauffage central équitable, salles de bains à consommation responsable, isolation citoyenne etc. - deux honorables familles qui piaffaient sur la liste d'attente depuis fort longtemps. 
L'opération audacieuse et spectaculaire s'est déroulée sans couac, devant une foule nombreuse et ébahie, prouvant aux incrédules que le chantier avait été préparé avec soin et sans rien laisser au hasard, la preuve en a été faite quand les employés municipaux, munis du matériel adéquat, ont coupé en deux la pancarte désuète qui nommait la maison comme on le faisait autrefois : Marie-Antoinette, attribuant ainsi à chacune des maisons un nouveau prénom : Marie et Antoinette. Le reste ne fut que travaux de plomberie, tuyauterie et autres câbles, routine habituelle de la séparation de soeurs siamoises.
Seulement voilà : 
Quand les deux familles ont été installées chacune dans leur nouvelle demeure, cartons déballés, pièces aérées pour évacuer l'odeur de la peinture fraîche, enfants dévalant les escaliers, courant de salle en salle, il est arrivé ce que personne, ni les urbanistes ni les architectes, ni les services sociaux de la mairie et encore moins les employés municipaux n'avaient prévu ni même imaginé : chaque nuit, dans chacune des maisons, un fantôme est apparu : dans l'une c'était un corps sans tête, habillé à l'ancienne, qui glissait de pièce en pièce avec un affreux chuintement, dans l'autre une tête perruquée qui dévalait les escaliers en poussant des cris lugubres avant de les remonter en gémissant.
C'est pourquoi urbanistes, architectes et municipalité se sont réunis afin de décider si, oui ou non, il fallait remettre ensemble les deux maisons pour,
en quelque sorte,
recoller les morceaux.

C'est lundi les amis, c'est Lakévio et son défi.

Le hasard, tu le sais, lecteur habitué,  est un vieux pote à moi, en voici encore la preuve : ce matin, farfouillant un recueil d'Andersen à la recherche d'un conte, je tombe sur la belle histoire de la vieille maison dont je partage avec toi les premières lignes : 

Au beau milieu de la rue se trouvait une antique maison; elle avait plus de trois cents ans : c'est là ce qu'on pouvait lire sur la grande poutre, où au milieu de tulipes et de guirlandes de houblon était gravée l'année de la construction. Et on y lisait encore des versets tirés de la Bible et des bons auteurs profanes ; au-dessus de chaque fenêtre étaient sculptées des figures qui faisaient toute espèce de grimaces. Chacun des étages avançait sur celui d'en dessous ; le long du toit courait une gouttière, ornée de gros dragons, dont la gueule devait cracher l'eau des pluies; mais elle sortait aujourd'hui par le ventre de la bête; par suite des ans, il s'était fait des trous dans la gouttière.
Toutes les autres maisons de la rue étaient neuves et belles à la mode régnante ; les carreaux de vitre étaient grands et toujours bien propres; les murailles étaient lisses comme du marbre poli. Ces maisons se tenaient bien droites sur leurs fondations, et l'on voyait bien à leur air qu'elles n'entendaient rien avoir de commun avec cette construction des siècles barbares.(...)
H.C. Andersen. 

A Sauve c'est le printemps
la preuve, il pleut
la garrigue garillonne
l'humain s'occupe
il peinturlure
fait le vide
jette à la nature
ses ordures et
foin des épines et de la guêpe sournoise
s'é-gay-e
dans les buissons
fleuris.

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01 avril 2016

un tien vaut, ce dit-on

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Petit poisson deviendra grand,
Pourvu que Dieu lui prête vie.
Mais le lâcher en attendant,
Je tiens pour moi que c'est folie ;
Car de le rattraper il n'est pas trop certain.
Un Carpeau qui n'était encore que fretin
Fut pris par un Pêcheur au bord d'une rivière.
Tout fait nombre, dit l'homme en voyant son butin ;
Voilà commencement de chère et de festin :
Mettons-le en notre gibecière.
Le pauvre Carpillon lui dit en sa manière :
Que ferez-vous de moi ? je ne saurais fournir
Au plus qu'une demi-bouchée ;
Laissez-moi Carpe devenir :
Je serai par vous repêchée.
Quelque gros Partisan m'achètera bien cher,
Au lieu qu'il vous en faut chercher
Peut-être encor cent de ma taille
Pour faire un plat. Quel plat ? croyez-moi ; rien qui vaille.
- Rien qui vaille ? Eh bien soit, repartit le Pêcheur ;
Poisson, mon bel ami, qui faites le Prêcheur,
Vous irez dans la poêle ; et vous avez beau dire,
Dès ce soir on vous fera frire.

Un tien vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l'auras :
L'un est sûr, l'autre ne l'est pas.

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invasion intempestive et improvisée

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26 mars 2016

Anaïs

Je voulais te montrer le muësli maison
la glycine du voisin qui se chauffe sur le mur
je voulais te montrer les lettres au pochoir
et des mots des mots les mots
mais c'est l'émotion qui est venue
l'émotion et la joie qui accompagnent la nouvelle fraîche du matin
la naissance d'Anaïs, petite soeur de Lucie
Et nous voilà souriants, soulagés, retournant et retournant
encore
à la petite photo qui est venue illuminer ce matin 
les écrans de nos téléphones.

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un joli cadeau d'une crèche :
la boîte a été illico transformée en boîte à mots et les meubles serviront à raconter une histoire (devine laquelle ...) 

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noix de coco râpée
amandes hachées
raisins secs
noix de cajou
lamelles de pomme séchées au four (à température douce, les retourner de temps en temps)
corn flakes
flocons d'avoine et de sarrasin
miel liquide
le tout (sauf les pommes et les raisins) passé au four 180°, 15 à 20 minutes, mélanger une ou deux fois

(au cas où tu demanderais)

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bélier serait mieux venu, pour le petit bélier tout neuf, Anaïs
qui coiffe au poteau Uncle Habby : il fêtera son anniversaire dans deux jours à Montréal.

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le plus beau ? Anaïs, Anaïs, Anaïs ! 

pour la peine tu as vu la glycine du voisin
le bocal de muësli
et les mots qui se préparent.

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21 mars 2016

dada mot

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Lakévio nous fait le coup du parapluie et je n'ai pas d'idée
les parapluies et moi on est fâchés fâchés 
exception : Le Parapluie de Brassens est une des seules chansons que je puisse chanter en entier, va savoir pourquoi.

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ParapluieAccessoire portatif composé d'une étoffe tendue sur une armature pliante coulissant le long d'une tige qui sert de manche, et que l'on ouvre pour se protéger de la pluie.
Familier : Passe pour ouvrir les serrures à pompe.
(Serrure à pompe : serrure de sûreté dans laquelle on est obligé de repousser avec la clef un ressort pour déclencher le mécanisme.)
GuitareInstrument de musique à cordes pincées, à manche garni de frettes, et dont la caisse plate est échancrée.
Thé Feuilles de théier préparées pour faire une infusion.
TassePetit récipient de forme ovoïde, cylindrique ou demi-sphérique, généralement muni d'une anse, et qui sert à boire. Contenu de ce récipient.
FemmeÊtre humain du sexe féminin. 
Les femmes représentent la moitié de l'humanité. Qu'on la définisse par ses chromosomes (XX), par sa capacité à porter un enfant, par ses qualités innées (l'instinct maternel ?) ou acquises, par son rôle dans la société en général et dans la famille en particulier, on ne cesse depuis des siècles de « chercher la femme » en tant qu'elle se distingue de l'homme, être humain de sexe masculin (rappelons qu'en français, « l'homme » englobe la femme, quand il s'agit de l'espèce). La place qu'on lui accorde dans la société (la condition féminine), est révélatrice des mentalités et des modes de pouvoir.
Homme : Primate caractérisé par la station verticale, par le langage articulé, un cerveau volumineux, des mains préhensiles, etc.

En l'occurence, le primate ici représenté est remarquable par sa station assise et ses mains inoccupées, malgré la présence devant lui d'un instrument de musique etc. Quant à son cerveau, dont on ne connait pas le volume, il semble tout entier absorbé par la vue d'un être humain de sexe féminin, muni d'un accessoire portatif qu'il semble avoir ouvert pour se protéger de la pluie (PluiePrécipitation d'eau atmosphérique sous forme de gouttes liquides) ce qui aura pour conséquence le refroidissement inéluctable de la tasse de thé posée sur la table (voir définitions ci-dessus).  

 

En prévision de la manifestation des 30 avril et 1er mai à Sauve : les Mots de Mai, je prépare une récolte de mots.
Les jours dits, j'animerai des ateliers autour des mots - gratuits, ouverts à tous et passant d'un lieu à un autre - où, lecteur de mon coeur, tu seras le bienvenu. 

décomposés
recomposés
mots dérivés
détournés
et posés en poésie
autour des mares chanteuses et enchantées
tous écrits avec les lettres
du mot
Sauve

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Si tu veux, je te montrerai mes boîtes à mots. 

 

 

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14 mars 2016

et pourtant, elle bouge

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Hé, regarde ! C'est bizarre...
Quoi ? Qu'est ce qu'il y a encore ?
Elle, là, derrière, elle a bougé ! 
Elle ? Qui ça elle ?
La danseuse, celle du milieu.
Tu racontes n'importe quoi, c'est une statue, elle ne peut pas bouger.
Mais si, je t'assure, je l'ai vue, elle a tendu le bras ! Tu crois que je peux la toucher ?
Ah non, c'est interdit ! Tu vas déclencher une alarme ou je ne sais quoi, on va encore se faire sortir comme des voleuses ! C'est une sta-tue, une chose, un objet inanimé... Regarde plutôt les tableaux, tu ne les reverras pas de sitôt, détends-toi, profite ! 
Je crois qu'on nous repérées ! La grande, là, elle n'arrête pas de se retourner...
Bah oui, c'est le jeu ! Tu dois bouger pendant qu'elle a le dos tourné, sinon tu as perdu. Recommence. 
Je vais essayer, mais c'est difficile de rester immobile sur une jambe.
C'est la meilleure ! nous sommes des danseuses, non ? Allez, c'est reparti ! Attention...
Un, deux, trois,
Soleil ! 
Elle a recommencé ! Regarde ! Elle a changé de position, je n'ai pas rêvé tout de même... Ca me fiche la trouille ! Dis, si on rentrait à la maison ? 
Que tu es pénible ! Je me demande pourquoi je sors encore avec toi... La prochaine fois, je t'emmène au cinéma.

Pour le jeu du lundi avec Lakévio et toute sa troupe.

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13 mars 2016

le pompon

Mardi, journée des droits de la femme
Ce matin, puces d'Anduze

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des gri-gris pour ma cuisine

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le pompon le voilà : fais enfoncer les clous par un mâle, c'est plus sûr, petite fille 

Lecteur de pointe, connais-tu le tote bag ?
Ignorante et rétrograde, j'ai du aller chercher le sens du mot
-pas sur le dictionnaire aussi nul que moi en matière de tote bag dans mes bras vieux dictionnaire-
mais sur internet.
En fait c'est un cabas, un grand sac dit sac Tati quand il est bleu, blanc, très grand avec une fermeture éclair. 
Le truc pour faire les courses au supermarché, qu'on oublie, qu'on rachète, que Fidel récupère dès que j'ai le dos tourné qu'il le peut et partout où il le peut.
Quand j'étais gamine on faisait les courses avec un cabas, les sacs plastiques ne couraient pas encore les rues - les jours de mistral, ils volent -, maintenant ils sont partout - je me souviens qu'au Maroc on les appelle mica et qu'au Togo, où nous étions il y a deux ans pour le mariage d'Amadèle, c'est un vrai problème : trop de sacs, une gestion des ordures sommaire et pas adaptée - et je me réjouis qu'ils aient désormais, du moins ici, mauvaise presse.
Tu peux me trouver réactionnaire et rétrograde -je m'en fous enfonçons le clou (comme papa) : je cuisine au gaz, ni cocotte minute ni Thermo-machin, je fais confitures purée maison tricot à foison- n'empêche que parfois c'était mieux avant, les cabas, les consignes, le cinéma partout et pas cher, plus d'oiseaux et d'étoiles au ciel, moins de bagnoles et beaucoup moins de saloperies (saloperies que je suis la première à traquer aux puces c'est malin) dans les magasins 
Poil aux mains.

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photoproject 11/52 : le tote bag (à la MC)

Donc, le cabas
-1 € au vide-grenier de Bellevue la Montagne-
réparé au tricotin maison
qui rapporta ce matin des puces d'Anduze
livres, laine, couple de félins
gri-gris pour la cuisine
et une tasse verte
comme le printemps qui vient. 

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Vidourle enchanté

 Aujourd'hui Amadèle a deux ans : 

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Amadèle, c'est l'union d'Amah et d'Adèle, fille numéro 3
(délicieux, merveilleux, étonnants souvenirs à la pelle) 
cet été, il y aura une version "française" pour les amis et la famille qui n'ont pas pu se rendre au Togo.

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07 mars 2016

Lustucru

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Tu vas t'ennuyer, tout seul, à la retraite, qu'ils disaient.
Ils auraient bien voulu que je fasse comme eux, lundi belote, jeudi pétanque, et tous les jours café tiède, ragots et vieux souvenirs tout pourris de leur jeunesse défunte. Non merci ! J'ai refusé leurs avances et le tarif soit-disant avantageux du club du troisième âge :
"Deuxième envol"...Rien que le nom me colle la gerbe. 
Non, moi ce que j'aime, c'est le parc, la solitude, les activités manuelles, surtout le découpage. J'ai toujours aimé ça, le découpage.
Et puis, on n'est pas bien, là, sous les arbres ?
Un journal de la veille ramassé dans la poubelle, une paire de ciseaux, un tube de colle, un vieux cahier, quelques timbres - ma seule dépense, bien moins cher que "Deuxième envol "- et roule ma poule... 

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Je ne m'ennuie JA-MAIS. 
Demain, je fais un sort à Victor et à ses petits trafics et à la Mère Michel qui empoisonne tous les chats du quartier. 
Quoi ? Vous dites ? S'il pleut ? 
Je resterai à la maison ! Chaque matin ma voisine me donne le journal de la veille. 
Son nom ? Vous êtes bien curieux...
Marie.
Marie Z.

C'est pas moi, c'est Lakévio qui veut. Un devoir, qu'elle appelle ça.

(j'ai trouvé le prénom Marie dans un journal, rien de rien à voir avec ma VRAIE voisine qui s'appelle Marie et que j'embrasse si elle passe par ici)

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Aux puces du dimanche, des livres
celui des femmes qui courent dont on me parle depuis des lustres
j'attendais qu'il me tombe entre les mains : c'est fait
des chaussures trop belles mais pas pour courir
(découvert la marque, Trippen, et les tarifs : ouch ! j'ai fait une excellente affaire)
du fil et de l'huile de noix fraîche et bonne

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illustrations élégantes et passé simple font le charme de ce Robinson Crusöe
(le texte est une "adaptation", dommage...)

 

 

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