pot-eaux
Qu'il fut agréable ces quelques jours d’être à la fois grand-mère et petite sœur, mère, tante, grande tante, belle sœur et bien sur épouse du très cher Fidel, qui, roulant valise et landau plutôt que des mécaniques et passant lui-même d'un rôle à l'autre, m’a accompagné le long de la Seine, sur le dos des ponts, sous l’œil du mammouth et des oiseaux vrais ou faux, cherchant l'eau et les arbres, partageant la quiche sous la statue kitsch, les gâteaux d’anniversaire, les coins de canapés, les visites chez l’une chez l’autre, l’exposition avec morceau du village inside, le spectacle de marionnettes ponctué de fous rires, un défilé de terribles masques et quelques instants de douceur, une petite fille toute neuve dans les bras.
Lady Gaga, dit-elle
(Cousine, ça sera pour une autre fois.)
Merci à nos logeurs, d'abord Catherine et Mustapha puis Adèle, pour leur accueil de première classe et leur gentillesse.
drontesque
Croyais-tu patate crue que partant demain dès l'aube vers la capitale pour aller embrasser Lucie, ses parents, ses tantes et une partie de la famille, j'allais te laisser sans le pensum du mois de mai (bien entamé, mais tant pis) point d'interrogation ? Et bien
Non.
Donc, le grand chantier, épisode 5, dit : L'inéluctable, dit : Ce qui devait arriver.
(toute relation à une certaine naissance est complètement fortuite et hors sujet, tu penses bien)
Et ? C'est tout, ça parle tout seul, à toi de jouer avec ce titre et
(c'est pas moi c'est lui qu'a dit petite morue)
Le hasard, un vieux pote, a trouvé amusant de sortir le dodo de l'oubli, pour moi ça fera trois dodos en moins d'un mois. Un vieux pote, je te dis.
Fils rouillés, fumée noyée, rideau d'iris et, semblable à lui même, le village un peu bancal, un peu malfoutu et charmeur comme pas deux.
Nous emportons dans nos bagages plein de pensées d'amitié, un tas de félicitations, un gros bouquet de baisers et des cadeaux jolis pour Agathe et Lucie, merci merci merci à tous les amis.
Quand nous reviendrons, il y aura au jardin plein de petites roses et, au marché, les premières cerises.
1er Mai ben oui encore
Il y eut préparatifs, ronds de peinture et de jambes, ateliers bondés enfin pas tous, félicitations, géantes déambulations, musique à toute heure et en tout genre, artistes à volonté, une brocante en prime et du monde du monde du monde.
Sur le Pont Neuf, Madame O parle du temps : vous êtes bien, là, mais attention au vent, Madame C cafte Vidourle qui aurait charrié une oie jusqu’au pont de Leyris, Madame Unetelle décrit ses maniques au crochet, une autre montre son sac, là on offre un café, ici un authentique dodo de papier et un escargot numéro zéro, on batucade, on chante dans les caves, on se presse dans les rues on s'entasse sur la place et le soir, après le feu d’artifice embelli par les rires des petits enfants, on savoure la transe musicale et les boucles d’énergie servies par Crazy Men dont le batteur virtuose suit avec subtilité les ineffables changements de rythme d’une musique diaboliquement et outrageusement dansante.
dans l'atelier de Stéphane Gantès
les délicats découpages d'Alain Baroux
les irrésistibles animaux en métal d'Arrosoir et persil
Image trouvée LA. Infographiste, dit-il. On veut bien le croire.
C'est en tout cas la seule preuve à ce jour que la Mère Castor était bien sur le Pont Neuf à Sauve le 1er mai. Non mais.
D'autres images de cette journée là.
un bail
Ici
Je ne suis pas venue depuis la pluie
Et Lucie
Tiens, il y a du nouveau
Des papiers délavés accrochés sur des branches
À mon côté
Vidourle l’ordinaire gazouille bredouille
Et fait des pointillés
Peignées de soleil les futures grenouilles
M’apprennent à compter
Un bâton deux cailloux trois têtards
Des fleurs à volonté
Tiens, c’est curieux
Ces mots sur les papiers délavés accrochés aux branches
Et ce dessin qui me regarde
Je réponds :
Tout va bien, je suis là
Dans ma poche il y a un bouton
Dans mes oreilles le fidelio du loriot
De l’eau dans mes chaussures
Dans mon sac
Des Princesses un cerf du tricot
Et au retour
Butin
Du thym.
A venir tout à l'heure le Grand Chantier et, si tu veux, quelques images du 1er mai.
Le Grand Chantier, épisode 4.
La caillasse, le chemin.
Foin des clés et de la sécurité, suivez-moi, a lancé Reine Petite à Lointaine et Mystérieuse.
Suivant les vieux chemins tracés dans le sable et dans les branches, elles vont, laissant derrière elles les danses des matassins mateurs de faucons, les docteurs jouant à l’hombre à l’ombre d’un massacre qui les suit des yeux en silence, auréolées du vol des mars d’avril, elles avancent, sans martinet ni guide, vont visiter le mastaba ancien où dorment les ancêtres et, au bord du petit fleuve sacré, les colonies de têtards tous inféodés à Reine Petite, qui donneront à la belle saison une armée sonore et bondissante de grenouilles.
Là bas, le palais couve une plantule qui pousse à l’abri des lèvres goulues des mastozoaires environnants.
Béat, il guette le retour des princesses et, rêvant de lendemains à fleurs et à petits oiseaux, il sourit bêtement.
dimanche et coââ
coâââ, dit la grenouille,
Quoi ? dit la Mère Castor,
Qui ? disent les gens.
R. Desnos
Béatrice Tanaka
Grenouilles et crapauds pleurent, rient, font de la poésie, tous trouvés dans mes livres là haut.
si j'étais une grenouille, dit la petite boule blanche etc.
Les intérieures et l'extérieure, trouvée hier soir sur la terrasse.
Pas de crapaud sans ça :
Ni de grenouille sans ça :
Il pleut il mouille
C'est la fête à la grenouille
Il pleut il fait beau
C'est la fête à ...
Oublié, puis retrouvé, est-ce que ça va marcher :
http://keumar1.free.fr/kato_mp3zzz/du%20jour/Steve%20Waring-01-les%20grenouilles.mp3
fiat lux
Lucie, Lucie, qu'allons nous faire de toute cette laine bleu marine ?
Je n'oublie pas le chemin de Reine Petite, mais hier après-midi, une vraie petite reine a pris le chemin vers la lumière de la vie, et toutes nos pensées et notre amour sont tournés vers elle.
Lucie, Lucie, Lucie, c'est comme une petite bougie qui fait la fête dans mon coeur et dans ma tête.
(En attendant d'aller oeuvrer et suer pour la culture, l'incomparable et bien-aimé Fidel, père et grand-père de son état, s'est lancé dans la fabrication de tricotins. Il n'y a pas de sot métier, disait ma grand-mère, il n'y a que de sottes gens)
en direct du PC.
Désolée pour le retard.
les liens vers les chantiers d'avril :
Braises (d'une braise deux coups)
Merci à tout le monde, bientôt, la consigne de mai.
Le grand chantier
le grand chantier d'avril, ceux qui :
Ah non, personne, finalement.
Ne soyez ni vexés ni fâchés ni impatients, j'ai un problème informatique, je ne peux plus répondre aux courriers ni faire un tas d'autres choses, je lierai vos chantiers quand je pourrai. De toute façon aujourd'hui je suis sur le pont.
Ciao
Puisque les fleurs me lassent
Puisque la merde agace
Je ferme ce blog jusqu'à je ne sais pas quand.
dimanche, bulls et bioux
Samedi, comme promis, pastis, paella, cavalcade et, en invitée surprise, la pluie :

manquent l'odeur, bouse et crottin mélangés, les cris, la fanfare, les galops et sabots endiablés, la photo de la place encagée comme dans Jurassic Park et le panneau au dessus du bistrot :
Attention taureaux
Bulls attention
etc.
Trouvé ce matin aux Puces où il faisait un froid de gueux,
Un hélicoptère à souris, un pot à truc pour la petite maison, hein qu'il ira bien :
(je n'oublie jamais la petite maison)
de l'herbe à coccinelles, encore et toujours des livres.

Tirées de : Le Jardin Enchanté, légendes d'Alsace, éditions Alsatia, illustrations E.H. Cordier, quelques sages images pour dimanche et croix :
toute ressemblance avec la dame de ce blog serait fortuite, étant donné qu'elle fait fuir les oiseaux aussi sûrement qu'un épouvantail
Quel homme ce gardian, presque aussi fort que le vaillant petit tailleur :













































































































































