La Mère Castor

24 mai 2016

chic et chiche

Tout ça parce qu'on a fait un couscous
parce que Fidel a rejoint la bonne ville d'Avignon
et que je prépare un spectacle avec Frances
Tout ça tout ça
ça donne ça : 
Des meringues sans oeufs (au jus de boîte de pois chiche, chiche ? chiche !)
et une fausse bouteille qui fait tchic tchic tchic c'est d'un chic

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faux et usage de faux

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Réflexion du week end, je partage tu vas voir c'est très profond :
Quand tu dis : 
Je vais faire un couscous... ça parle, ça chante, ça applaudit (attends de goûter quand même) on voit déjà la montagne dans l'assiette, la sauce qui pique, les louches de bouillon, le bordel dans la cuisine, on se dit ça fait longtemps qu'on n'en a pas fait, on va encore en manger toute la semaine... On pense à la recette de maman, à celle de Mustapha, à celle du petit bistrot à Levallois dans la rue derrière l'école, on apportait nos gamelles, une pour les légumes et la viande, une pour le bouillon, une pour la semoule, on y allait en procession comme les rois mages et on rentrait se régaler à la maison, on se souvient des couscous qu'on a fait, mangé, partagé, de celui des vendanges, celui du début de notre histoire, Fidel, tu te souviens ?...Tout ça tout ça. 
et bien,
quand tu dis : 
Je vais faire un quinoa
C'est pas pareil. 

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20 mai 2016

ces quelques fleurs

La recette qui déchire : 

Faire un gâteau
Poser des fleurs dessus.

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Puisqu'on y est et tant qu'à faire : 

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches 
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous. 
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches 
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.


J'arrive tout couvert encore de rosée 
Que le vent du matin vient glacer à mon front. 
Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée 
Rêve des chers instants qui la délasseront.


Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête 
Toute sonore encor de vos derniers baisers 
Laissez-la s'apaiser de la bonne tempête 
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

Paul Verlaine.

Et hop ! 

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17 mai 2016

bricolo-diversité

Dans les allées du pouvoir de la tomate et de la fraise réunies pour la bonne cause
les passions se déchaînent et ça ne sent pas toujours
ni la rose
ni le dos de rose
enfin si un peu quand même mais n'oublions pas le chèvrefeuille
On pratique la politique de la chaise percée
Dans les coulisses de la gloriette 
Oh hisse on hisse
les drapeaux de la fraternité
et les fanions de l'amitié
Bref, chez les Castor
On pratique la bricolo-diversité.

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dommages collatéraux de l'achat compulsif de couteaux et de fourchettes

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Fidel, poète des toilettes sèches

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 il se pourrait que de ce chien qui dormait sur un stand des puces, je fasse le héros d'un petit spectacle :
je le vois dormir, dormir... rêver peut être  

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14 mai 2016

pergolette et gloria

Avec sa gloriette
Fidel découpe le ciel 
en grandes parts bleues
assaisonnées parfois 
d'un nuage de nuage
d'une ou deux hirondelles
qui chantent à la gloire
de sa gloriette
Fidel encercle la lune
déniche le soleil
et couronne d'azur le tilleul et sa couvée de fleurs.

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Pour la Mc, foin d'hirondelles
mais un modeste bouquet d'étincelles 
un mot dans une des boîtes (celles du 1er mai déposées dans le village) 
une citation de Michelet chez le Lorgnon Mélancolique (curieux texte sur le pain et la viande)
un commentaire chez Ariaga
est-ce le début d'une collection, je ne sais pas, mais cette petite constellation a embrasé son imagination en berne.

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quant à Fidel, quand il ne fait pas de gloriette, il fait une pergola

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Connais-tu le plus petit potager du monde ?
Ne cherche plus
il est dans le jardin de Fidel et de la MC : 
un pot de tomate
un pot de fraise
et basta.

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10 mai 2016

zitta

un peu de silence
ça fait pas de mal

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25 avril 2016

qui dit chouette

 

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Une nuit d'été, la lune toute ronde parcourt le ciel sur son grand traîneau d'argent et chante à tue-tête :
Je suis grande, grande, grande !
Bien plus grande et bien plus gaie
Que le soleil en entier !
Je suis grande, grande, grande !
Au milieu de la toundra est un lac minuscule.
Entendant le chant de la lune, il répond :
Lune, lune, ne te vante pas !
Je suis bien plus grand que toi !
Regarde-moi et tu verras
Que je ne te mens pas !
La lune se penche, et dans le petit lac elle voit le soleil et elle-même.
Le lac éclate de rire et chante :
Je suis grand, grand, grand !
Bien plus grand et bien plus gai
Que le soleil en entier,
Que la lune argentée,
Je suis grand, grand, grand !
Chez moi je peux les loger !
Tout à côté du lac, il y a un petit trou tout rond : c'est là qu'habite Sikiq l'écureuil rayé, pas plus gros que mon poing.
Réveillé par la dispute, il sort de son terrier, s'étire, bâille en ouvrant si largement la bouche qu'il en ferme son œil gauche. Et dans son œil droit il voit :
le lac, la lune et le soleil.
Alors, il chante à son tour :
Je suis grand, grand, grand !
Bien plus grand et bien plus gai
Que le soleil en entier,
Que la lune argentée,
Que le lac aux eaux moirées,
Je suis grand, grand, grand !
Dans mon oeil tous peuvent entrer !
La chouette harfang arrive alors, saisit l'écureuil rayé et l'avale.
Puis elle chante à son tour :
- Ouh ! Ouh !
Quelle tête intelligente porte mon cou !
Je suis grande, grande, grande!
Bien plus grande et bien plus gaie
Que le soleil en entier,
Que la lune argentée,
Que le lac aux eaux moirées,
Que le petit écureuil rayé,
Je suis grande, grande, grande !
Dans mon ventre ils sont entrés !
Dites-moi, lequel est le plus grand ?

Conte yuit (Esquimaux de Sibérie)

Pas inspirée pour deux sous, réfractaire au bla bla blog malgré, vilaine Mère, la promesse faite de donner des nouvelles, l'image du jour prêtée par Lakévio m'a rappelé ce conte dont je connais deux versions et que je raconte parfois.

Qui dit chouette dit oiseau
qui dit oiseau dit corbeau, flamant rose, pigeon
ciel de lit emplumé
qui dit lit dit sublime suite Sublime, merci Adèle pour l'improbable et délicieux cadeau
qui dit Adèle et Amah dit Paris
pique-nique au soleil
chaises alignées aux Tuileries
sous Thésée affrontant par dessous le minotaure
et par dessus les corbeaux amateurs de frites froides
qui dit Paris dit bus métro
comme filant vers la forêt
métro et rues passages
vitrines
qui dit vitrine dit regarder
voir des poissons cousins des miens
qui dit poisson dit eau bateaux ponts
qui dit voir dit expositions
découvrir la BNF, re-voir des extraits du merveilleux Paso Doble de Barcelo et Nadj
et de la Flûte Enchantée de Bergman - tiens encore des oiseaux
pique-niquer à Montmartre, 
qui dit voir dit embrasser
Agathe, Gaëtan, Lucie et la petite Anaïs
Catherine, Marie et le beau Vladimir
Adèle et Amah.

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Alors que Thésée affrontait le Minotaure, Amah affrontait les pigeons

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08 avril 2016

les chaussettes à l'Anaïs

Pour cause de livraison de bisous et de bricoles bricolées pour la plus adorable des petites soeurs et pour la plus adorable des grandes soeurs, Fidel et moi partons demain pour l'ouest lointain.
Faut c'qui faut.

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Néanmoins et cependant, j'emporte le petit ordinateur et pourrai, lecteur printanier, te donner des nouvelles. 

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05 avril 2016

Phébu-leuse

Lecteur rêveur, as-tu un jour imaginé de jouer la lune ?
Toute languissante du retour du soleil -cette année l'astre suprême est discret, effacé, timide, diablement intermittent et se fait terriblement désirer ah c'est bien la peine d'habiter dans le sud-
voilà que m'arrive ce qui pourrait être le rôle de ma vie 
- en ai-je eu d'autres ? Euh, pas vraiment-
La lune, lecteur, la lune ! 
Je sens, je visualise, que dis-je !
Je te vois bouche bée, le bec dans l'eau, espanté ! -débrouille-toi pour tout faire en même temps- imaginant
la Mère Castor en astre de la nuit
un voile sur la tête
les mains gantées d'argent
une lune en plastique
très très belle même que on dirait la vraie
devant le visage
le corps derrière un paravent
agitant gracieusement la main
vers un petit enfant.
Le rôle de ma vie, je te dis.

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hein ! quand même !

La pluie nous gâchant aujourd'hui la promenade, deux images d'un autre jour, gris, certes, mais sec : 

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jouer l'arbre moussu ? Un jour, peut être

Et encore des mots : 

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 poissons/cadeaux de deux sortes : les menteurs et ceux qui disent vrai, pour les 30 avril et 1er mai : 

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VERSO-FLYER

(gloire et célébrité, la dame des ateliers de mots, c'est moi) 

Et comme je t'aime bien lecteur, afin d'agrandir le territoire étendu de ta culture, j'offre à ta curiosité sans fond quelques-unes des formules inventées par Basile (dans le Conte des Contes) pour décrire le lever du jour.
Un fort joli cadeau : 

-lorsque l'Aurore sort vider la pisse rosâtre et graveleuse de son vieux père par la fenêtre de l'Orient-

-quand les ombres de la Nuit, poursuivies par les sbires du Soleil abandonnent le pays-

- quand le Soleil, moulinant à deux mains la grande épée de la lumière au milieu des étoiles, s'écrie : arrière, canailles ! -

-dès que le Soleil avec le balai de houx de ses rayons eut nettoyé les toiles d'araignées de la Nuit - 

- quand le Soleil fait montre, sur les étals du ciel, des privilèges, marqués du sceau de la lumière, que la Nature lui a accordés et vend des remèdes pour éclaicir la vue - 

-quand les oiseaux, trompettes de l'Aube, claironnent tous en selle ! afin que les heures du jour enfourchent leurs montures- 

ETC.

(retour à la lune :  la lune chez Maurice Sendak, un très beau billet de Sophie, La Pluie qui Passe) 

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04 avril 2016

Mai-son

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Dans les colonnes du journal local, on peut lire ce matin le récit d'un extraordinaire chantier qui s'est passé hier rue de la Révolution. En effet, urbanistes et autres architectes distingués avaient décidé, au vu de l'extension de la demande de logements et des changements manifestes dans les souhaits et désirs des futurs propriétaires, de scinder en deux l'immeuble située au numéro 14 de la rue, afin d'y installer, après travaux de rénovation -chauffage central équitable, salles de bains à consommation responsable, isolation citoyenne etc. - deux honorables familles qui piaffaient sur la liste d'attente depuis fort longtemps. 
L'opération audacieuse et spectaculaire s'est déroulée sans couac, devant une foule nombreuse et ébahie, prouvant aux incrédules que le chantier avait été préparé avec soin et sans rien laisser au hasard, la preuve en a été faite quand les employés municipaux, munis du matériel adéquat, ont coupé en deux la pancarte désuète qui nommait la maison comme on le faisait autrefois : Marie-Antoinette, attribuant ainsi à chacune des maisons un nouveau prénom : Marie et Antoinette. Le reste ne fut que travaux de plomberie, tuyauterie et autres câbles, routine habituelle de la séparation de soeurs siamoises.
Seulement voilà : 
Quand les deux familles ont été installées chacune dans leur nouvelle demeure, cartons déballés, pièces aérées pour évacuer l'odeur de la peinture fraîche, enfants dévalant les escaliers, courant de salle en salle, il est arrivé ce que personne, ni les urbanistes ni les architectes, ni les services sociaux de la mairie et encore moins les employés municipaux n'avaient prévu ni même imaginé : chaque nuit, dans chacune des maisons, un fantôme est apparu : dans l'une c'était un corps sans tête, habillé à l'ancienne, qui glissait de pièce en pièce avec un affreux chuintement, dans l'autre une tête perruquée qui dévalait les escaliers en poussant des cris lugubres avant de les remonter en gémissant.
C'est pourquoi urbanistes, architectes et municipalité se sont réunis afin de décider si, oui ou non, il fallait remettre ensemble les deux maisons pour,
en quelque sorte,
recoller les morceaux.

C'est lundi les amis, c'est Lakévio et son défi.

Le hasard, tu le sais, lecteur habitué,  est un vieux pote à moi, en voici encore la preuve : ce matin, farfouillant un recueil d'Andersen à la recherche d'un conte, je tombe sur la belle histoire de la vieille maison dont je partage avec toi les premières lignes : 

Au beau milieu de la rue se trouvait une antique maison; elle avait plus de trois cents ans : c'est là ce qu'on pouvait lire sur la grande poutre, où au milieu de tulipes et de guirlandes de houblon était gravée l'année de la construction. Et on y lisait encore des versets tirés de la Bible et des bons auteurs profanes ; au-dessus de chaque fenêtre étaient sculptées des figures qui faisaient toute espèce de grimaces. Chacun des étages avançait sur celui d'en dessous ; le long du toit courait une gouttière, ornée de gros dragons, dont la gueule devait cracher l'eau des pluies; mais elle sortait aujourd'hui par le ventre de la bête; par suite des ans, il s'était fait des trous dans la gouttière.
Toutes les autres maisons de la rue étaient neuves et belles à la mode régnante ; les carreaux de vitre étaient grands et toujours bien propres; les murailles étaient lisses comme du marbre poli. Ces maisons se tenaient bien droites sur leurs fondations, et l'on voyait bien à leur air qu'elles n'entendaient rien avoir de commun avec cette construction des siècles barbares.(...)
H.C. Andersen. 

A Sauve c'est le printemps
la preuve, il pleut
la garrigue garillonne
l'humain s'occupe
il peinturlure
fait le vide
jette à la nature
ses ordures et
foin des épines et de la guêpe sournoise
s'é-gay-e
dans les buissons
fleuris.

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01 avril 2016

un tien vaut, ce dit-on

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Petit poisson deviendra grand,
Pourvu que Dieu lui prête vie.
Mais le lâcher en attendant,
Je tiens pour moi que c'est folie ;
Car de le rattraper il n'est pas trop certain.
Un Carpeau qui n'était encore que fretin
Fut pris par un Pêcheur au bord d'une rivière.
Tout fait nombre, dit l'homme en voyant son butin ;
Voilà commencement de chère et de festin :
Mettons-le en notre gibecière.
Le pauvre Carpillon lui dit en sa manière :
Que ferez-vous de moi ? je ne saurais fournir
Au plus qu'une demi-bouchée ;
Laissez-moi Carpe devenir :
Je serai par vous repêchée.
Quelque gros Partisan m'achètera bien cher,
Au lieu qu'il vous en faut chercher
Peut-être encor cent de ma taille
Pour faire un plat. Quel plat ? croyez-moi ; rien qui vaille.
- Rien qui vaille ? Eh bien soit, repartit le Pêcheur ;
Poisson, mon bel ami, qui faites le Prêcheur,
Vous irez dans la poêle ; et vous avez beau dire,
Dès ce soir on vous fera frire.

Un tien vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l'auras :
L'un est sûr, l'autre ne l'est pas.

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invasion intempestive et improvisée

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