la brigade du dimanche
Pour Dimanche et croix, l'église Saint Nicolas de la Frette sur Seine, croisée au début d'une délicieuse promenade sur les bords de la Seine.
ce brigadier de choc ira rejoindre à ses risques et périls la toute petite bonne femme dans une boîte à histoires. Il se pourrait en effet qu'il se prenne de temps à autre un bon coup de bâton sur le nez.
aurait-on retrouvé la tête de Saint Jean Baptiste planquée incognito au milieu d'un tas d'immondes babioles, sur l'inimitable stand de l'Oncle aux puces d'Anduze ?
la ressemblance n'est-elle pas troublante, époustouflante, voire, osons le mot, ébouriffante, ?
mai-tamorphose
le soleil dessine des trompes des cils
le caillou barbèle
le pétale barbote et la plume s’emperle
la branche se tricote
des manches
le merle siffle l’eau de mai
le poisson voit la mort en rose
dans la mare git un cœur morose
et le têtard
saisi, pataud et hagard,
par la métamorphose
tâte la pierre de la patte
coulent et roulent les choses
la bête mangera la bête qui a mangé la bête
quand, lumineuse limace
l’escargot lascif
enlace l'herbe du jour
promenant lentement alentour
la perle noire de son œil
froid.
Réponse à Sabine (va voir ses beaux collages) au sujet du billet précédent :
Oui, Sabine, c’est la culotte de la souris verte. Il faut bien la laver, après toutes ces crottes crottes crottes. (n'est-ce pas la manière la plus adéquate, convenable et convenue aussi je te l'accorde il faut bien lâcher du lest au lecteur qui sinon quittera définitivement ce blog sans regret ni scrupules pour aller fréquenter, au choix, un blog intello avec pas d'images du tout ça lui fera des vacances et des milliers de lignes à lire tant pis pour lui ou un blog plein de petits chats avec parfois un petit chien pour la diversité, convenue donc de montrer dans un spectacle pour enfants
une culotte).
Bu-colique
(sauras-tu distinguer le vrai du faux ?)
Pour combler le vide sidéral de ce blog, un peu de vers et de lecture, par Monsieur Jean de la Fontaine :
Conseil tenu par les Rats
Un Chat, nommé Rodilardus
Faisait des Rats telle déconfiture
Que l’on n’en voyait presque plus,
Tant il en avait mis dedans la sépulture.
Le peu qu’il en restait, n’osant quitter son trou,
Ne trouvait à manger que le quart de son soû,
Et Rodilard passait, chez la gent misérable,
Non pour un Chat, mais pour un Diable.
Or un jour qu’au haut et au loin
Le galant alla chercher femme,
Pendant tout le sabbat qu’il fit avec sa Dame,
Le demeurant des Rats tint chapitre en un coin
Sur la nécessité présente.
Dès l’abord, leur Doyen, personne fort prudente,
Opina qu’il fallait, et plus tôt que plus tard,
Attacher un grelot au cou de Rodilard ;
Qu’ainsi, quand il irait en guerre,
De sa marche avertis, ils s’enfuiraient en terre ;
Qu’il n’y savait que ce moyen.
Chacun fut de l’avis de Monsieur le Doyen,
Chose ne leur parut à tous plus salutaire.
La difficulté fut d’attacher le grelot.
L’un dit : “Je n’y vas point, je ne suis pas si sot”;
L’autre : “Je ne saurais.”Si bien que sans rien faire
On se quitta. J’ai maints Chapitres vus,
Qui pour néant se sont ainsi tenus ;
Chapitres, non de Rats, mais Chapitres de Moines,
Voire chapitres de Chanoines.
Ne faut-il que délibérer,
La Cour en Conseillers foisonne ;
Est-il besoin d’exécuter,
L’on ne rencontre plus personne.
Mardi, farfouillant vaguement à la recherche de poésies souricières, je trouve cette fable sur internet.
Tiens, me dis-je illico, quel à propos, quelle trouvaille ! Voilà qui évoque bien la réunion de la veille au soir à la mairie à propos du 1er mai !
(toute ressemblance avec qui que ce soit serait évidemment fortuite et de mauvais goût, tu me connais, lecteur, le mauvais goût m'horripile et me donne des boutons, déjà que je ne suis pas bien fraîche, d'ailleurs il ne fut pas question de remplir les garde-manger, mais de se partager les tâches)
Florian, fils du village, eût été plus adapté sans doute, mais c’est ainsi.
Pourquoi ce vide, me diras-tu, lecteur abandonné comme une chaussette sale sous un lit d’adolescent ?
A cause du temps gris pluie-pluie depuis le retour de Paris et surtout à cause d’une bande de souris qui ne feront rien qu’à m’accaparer avec leurs petites histoires jusqu’à mercredi prochain.
Demain, comme tout à trac le temps tourne à la canicule, j’irai voir Vidourle de près, aux Oules.
(je te l'avais dit, pour les roses)
pot-eaux
Qu'il fut agréable ces quelques jours d’être à la fois grand-mère et petite sœur, mère, tante, grande tante, belle sœur et bien sur épouse du très cher Fidel, qui, roulant valise et landau plutôt que des mécaniques et passant lui-même d'un rôle à l'autre, m’a accompagné le long de la Seine, sur le dos des ponts, sous l’œil du mammouth et des oiseaux vrais ou faux, cherchant l'eau et les arbres, partageant la quiche sous la statue kitsch, les gâteaux d’anniversaire, les coins de canapés, les visites chez l’une chez l’autre, l’exposition avec morceau du village inside, le spectacle de marionnettes ponctué de fous rires, un défilé de terribles masques et quelques instants de douceur, une petite fille toute neuve dans les bras.
Lady Gaga, dit-elle
(Cousine, ça sera pour une autre fois.)
Merci à nos logeurs, d'abord Catherine et Mustapha puis Adèle, pour leur accueil de première classe et leur gentillesse.
drontesque
Croyais-tu patate crue que partant demain dès l'aube vers la capitale pour aller embrasser Lucie, ses parents, ses tantes et une partie de la famille, j'allais te laisser sans le pensum du mois de mai (bien entamé, mais tant pis) point d'interrogation ? Et bien
Non.
Donc, le grand chantier, épisode 5, dit : L'inéluctable, dit : Ce qui devait arriver.
(toute relation à une certaine naissance est complètement fortuite et hors sujet, tu penses bien)
Et ? C'est tout, ça parle tout seul, à toi de jouer avec ce titre et
(c'est pas moi c'est lui qu'a dit petite morue)
Le hasard, un vieux pote, a trouvé amusant de sortir le dodo de l'oubli, pour moi ça fera trois dodos en moins d'un mois. Un vieux pote, je te dis.
Fils rouillés, fumée noyée, rideau d'iris et, semblable à lui même, le village un peu bancal, un peu malfoutu et charmeur comme pas deux.
Nous emportons dans nos bagages plein de pensées d'amitié, un tas de félicitations, un gros bouquet de baisers et des cadeaux jolis pour Agathe et Lucie, merci merci merci à tous les amis.
Quand nous reviendrons, il y aura au jardin plein de petites roses et, au marché, les premières cerises.
1er Mai ben oui encore
Il y eut préparatifs, ronds de peinture et de jambes, ateliers bondés enfin pas tous, félicitations, géantes déambulations, musique à toute heure et en tout genre, artistes à volonté, une brocante en prime et du monde du monde du monde.
Sur le Pont Neuf, Madame O parle du temps : vous êtes bien, là, mais attention au vent, Madame C cafte Vidourle qui aurait charrié une oie jusqu’au pont de Leyris, Madame Unetelle décrit ses maniques au crochet, une autre montre son sac, là on offre un café, ici un authentique dodo de papier et un escargot numéro zéro, on batucade, on chante dans les caves, on se presse dans les rues on s'entasse sur la place et le soir, après le feu d’artifice embelli par les rires des petits enfants, on savoure la transe musicale et les boucles d’énergie servies par Crazy Men dont le batteur virtuose suit avec subtilité les ineffables changements de rythme d’une musique diaboliquement et outrageusement dansante.
dans l'atelier de Stéphane Gantès
les délicats découpages d'Alain Baroux
les irrésistibles animaux en métal d'Arrosoir et persil
Image trouvée LA. Infographiste, dit-il. On veut bien le croire.
C'est en tout cas la seule preuve à ce jour que la Mère Castor était bien sur le Pont Neuf à Sauve le 1er mai. Non mais.
D'autres images de cette journée là.
un bail
Ici
Je ne suis pas venue depuis la pluie
Et Lucie
Tiens, il y a du nouveau
Des papiers délavés accrochés sur des branches
À mon côté
Vidourle l’ordinaire gazouille bredouille
Et fait des pointillés
Peignées de soleil les futures grenouilles
M’apprennent à compter
Un bâton deux cailloux trois têtards
Des fleurs à volonté
Tiens, c’est curieux
Ces mots sur les papiers délavés accrochés aux branches
Et ce dessin qui me regarde
Je réponds :
Tout va bien, je suis là
Dans ma poche il y a un bouton
Dans mes oreilles le fidelio du loriot
De l’eau dans mes chaussures
Dans mon sac
Des Princesses un cerf du tricot
Et au retour
Butin
Du thym.
A venir tout à l'heure le Grand Chantier et, si tu veux, quelques images du 1er mai.
Le Grand Chantier, épisode 4.
La caillasse, le chemin.
Foin des clés et de la sécurité, suivez-moi, a lancé Reine Petite à Lointaine et Mystérieuse.
Suivant les vieux chemins tracés dans le sable et dans les branches, elles vont, laissant derrière elles les danses des matassins mateurs de faucons, les docteurs jouant à l’hombre à l’ombre d’un massacre qui les suit des yeux en silence, auréolées du vol des mars d’avril, elles avancent, sans martinet ni guide, vont visiter le mastaba ancien où dorment les ancêtres et, au bord du petit fleuve sacré, les colonies de têtards tous inféodés à Reine Petite, qui donneront à la belle saison une armée sonore et bondissante de grenouilles.
Là bas, le palais couve une plantule qui pousse à l’abri des lèvres goulues des mastozoaires environnants.
Béat, il guette le retour des princesses et, rêvant de lendemains à fleurs et à petits oiseaux, il sourit bêtement.
dimanche et coââ
coâââ, dit la grenouille,
Quoi ? dit la Mère Castor,
Qui ? disent les gens.
R. Desnos
Béatrice Tanaka
Grenouilles et crapauds pleurent, rient, font de la poésie, tous trouvés dans mes livres là haut.
si j'étais une grenouille, dit la petite boule blanche etc.
Les intérieures et l'extérieure, trouvée hier soir sur la terrasse.
Pas de crapaud sans ça :
Ni de grenouille sans ça :
Il pleut il mouille
C'est la fête à la grenouille
Il pleut il fait beau
C'est la fête à ...
Oublié, puis retrouvé, est-ce que ça va marcher :
http://keumar1.free.fr/kato_mp3zzz/du%20jour/Steve%20Waring-01-les%20grenouilles.mp3
fiat lux
Lucie, Lucie, qu'allons nous faire de toute cette laine bleu marine ?
Je n'oublie pas le chemin de Reine Petite, mais hier après-midi, une vraie petite reine a pris le chemin vers la lumière de la vie, et toutes nos pensées et notre amour sont tournés vers elle.
Lucie, Lucie, Lucie, c'est comme une petite bougie qui fait la fête dans mon coeur et dans ma tête.
(En attendant d'aller oeuvrer et suer pour la culture, l'incomparable et bien-aimé Fidel, père et grand-père de son état, s'est lancé dans la fabrication de tricotins. Il n'y a pas de sot métier, disait ma grand-mère, il n'y a que de sottes gens)
en direct du PC.
Désolée pour le retard.
les liens vers les chantiers d'avril :
Braises (d'une braise deux coups)
Emsoe (trouvée par hasard, ou presque...)
Merci à tout le monde, bientôt, la consigne de mai.







































































































































































