01 décembre 2009
Fleuve coule et emporte les feuilles
Un billet, un reflet pour Brigitte
Comprenne qui pourra
Son livre est sorti, on peut le voir là
Foi de Mère Castor
Il est forcément beau, bien né et bien écrit.
30 novembre 2009
Nostalgie et bricolage
Une pensée pour Sabine
Une pensée pour Ribambelles
Et une pour toutes les bricoleuses.
La saison des boules
Déboule
Gare aux guirlandes et gaffe au chocolat
Qui sont les mamelles de Noël
Mais qu'ils sont jolis les rennes les angelots
Et le vieux Père Menteur
Couchés dans le livre
Qu'ils donnent envie d'attraper les ciseaux
De pleurnicher sur nos enfances sucrées
Clémentines, mensonges et vacances en famille
Regarde, lecteur, et soupire
Fais si tu veux
Mais si tu fais
Montre.




Calendrier de l'avent d'avant




lecteur de décembre, tu es prié de montrer ta joie
Une pensée spéciale en forme de clin d'oeil (pour qui ?) :
Enfin, de Paris ou de la Réunion et de l'ïle Maurice, les castorettes ont joué les Rois Mages avant l'heure, merci princesses.
29 novembre 2009
Hors placard
Miroir tendu au précédent billet.
Au dessus du village, le mazet dit «de Roberto» est seulement accessible à pied.
On y trouve une accumulation foutraque d'objets en fin de vie, cocasses, rouillés ou colorés qui résistent mollement aux ravages du temps.
L'intérieur du mazet se dégrade et la disparition de la clé, le mauvais état de la toiture et le désordre envahissant laissent penser qu'il sera bientôt rendu à la nature. Le temps s'éloigne où feu Dédé, maître du lieu, en avait fait son abri poétique.
Il n'y a pas de relève, et les gens de passage qui laissent de vilaines traces détruisent à chaque visite l'esprit du lieu.
Ainsi se défait lentement mais sûrement le petit paradis de Dédé.
Restent les souvenirs
Le glorieux figuier porte bougies porte fruits
Et la vue magnifique.
au retour, poisson piégé
monnaie en cage
village sage
Dimanche prochain, quelques artistes ouvrent leurs portes, les infos sont là : un dimanche à Sauve.
Si tu viens, tu me dis, le mail est fait pour ça.
28 novembre 2009
réclame
En écho aux trouvailles ordinaires et extraordinaires
Qu'Henriette montre sur son très beau blog
Parce qu'elle a rangé aux vacances le placard à ustensiles de la petite maison au temps suspendu
Parce que vient la saison des objets neufs
Roulez caddies empilez cadeaux
Mère Castor, chef d'orchestre des vieilleries utiles
Entonne et déclame, douce folie, le chant de l'entonnoir :
Sonnez quincailles
Roulez pots à lait, chantez pots Mobil, vaisselle à fleurs
Pots de terre et paniers de fer, moulinettes désuettes
Tasses pour amoureux.
Lecteur nostalgique, cet attirail te rappelle ta grand-mère ?
Tant mieux.
Quant à Fidel, tel un Charlie de blog, il s'est encore caché, mais où ?
27 novembre 2009
Les années
C'est la grande famille en plastique
L'Arche en boîte qui rapplique
Années de plumes de croc de mosaïque
Écailles empilées, plumes qui volent
Dans la vie on montre les dents on griffe on fait le dos rond
On remue la queue et le temps passe
Les heures sur les heures s'entassent
à poil, à pattes et en couleurs
Avec la girafe soucieuse l'ours aux yeux bleus le chat boudeur
Et toute sa ménagerie
Mère Castor te dit
Bon anniversaire mon cœur.
Si tu approches, intrépide lecteur, ton oreille curieuse de l'écran
Tu entendras chanter la chorale poilue
Si tu l'approches trop, crique craque croque Aïe
Tu n'auras plus d'oreilles
Te voilà prévenu.
Et pour ne pas gâcher cette journée, ne disons rien de l'haleine de l'hippopotame.
26 novembre 2009
Belles dents
Coutach retrousse les babines
Vidourle docteur fleuve
coule de l'or de fantaisie
Sur les branches rongées les blessures
Saignantes signatures
Qu'il panse, embaume et soigne
Qui écorche ainsi l'arbre
Qui l'écorce ?
Est ce toi Copain des bois
Croqueur de copeaux
Taille-crayon grandeur nature
Qui rend à ta Mère d'occasion
Une invisible visite ?
Il y a du remous sur les berges
Des troncs des coups de dents
En dedans
Boule de gomme et mystère de pacotille
La Mère Machin frétille
Envisage le zoom et la planque inutile
Il semblerait que lassé de laisser la part belle
Au ragondin son concurrent
le castor soit enfin revenu.
Elle ne se foule pas la Mère Castor ? Elle a une foule de choses à faire, va voir chez la Castorienne
La galérienne de Noël qui taille des chardons
Met la mer en bocal, le monde sur une ourse
Et tricote un pré, la mer, une route.
23 novembre 2009
Le Crespenou
A défaut de trouver dans ce lieu
Tant aimé autrefois
L'eau où se sont baignés tant de fois
Les enfants, les chiens, les amis
Père et Mère Castor ont retrouvé le calme perdu
Du Crespenou
(un jour un imbécile indiqua dans un guide de promenade le chemin de ce petit Paradis, qui cessa aussitôt de l'être)
Pris en chemin un bain de couleurs
Une goulée de ciel bleu
Et trempé tous leurs souvenirs
Dans Vidourle le sage
Qui jamais ne craindra les baigneurs
Et tout leur attirail.
21 novembre 2009
Feuille qui danse ou feuille en transe, Mère Castor s'essaie au gif en écoutant tomber les feuilles.
Pour voir ces animations de rien du tout, clique sur l'image. Pas encore au point, la Mère Castor.
18 novembre 2009
magasinage
En allant à la ville morne
Tu verras qu'en automne
Chaque arbre follet qui flambe en l'air
A sa réplique à terre
Qu'au loin le persistant qui pique
En père sombre et sévère
Persévère et veille sur le caduque
Qui perd son vert
En montrant à travers
La peau noire de l'hiver
En arrivant tu vois la ville morne
Et devant les magasins pleins
De vides de riens sidérants
Un pantin moche qui dodeline
Agite ses bras électriques
Et sa mauvaise mine
Dans un décor de plastique
Ici les gens ont la couleur de l'écorce
On dirait la forêt en marche dans la ville
Mais vois homme de bois vieille branche
Porteur de portefeuille
Tout ce qui vient de tes boutiques
Se retrouve un matin d'automne
Sur la berge mouillé du fleuve languissant
Bercé par les oiseaux baigné par la rosée
Et troué par le temps.
En bonus, un portrait de l'arbre en creux :
Et en clin d'oeil à Catherine, un grillage chevaleresque :
Et maintenant, au chardon, Mère Castor.
16 novembre 2009
Silence
Occupée à bricoler pour la Grande Ourse
Amusée par ses trouvailles insolites
Mais pas inspirée pour en parler
La Mère se laisse respirer.




















































































































