La Mère Castor

10 février 2016

avez-vous donc une âme

quand
dans le bureau
je suis assise à la table où je brode et bricole 
je sens dans mon dos
des paires d'yeux peints
qui me regardent

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ce sont les silencieux amis à qui parfois je donne vie
ici un roi cruel
là une future reine
un bébé qui ne veut pas dormir
un chasseur sans scrupules
et qui n'a pas joué 
jouera peut être
un jour.

Photoproject, semaine 6 : objet.

 

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09 février 2016

mémé poisson

Allez, pépé poisson, viens, viens ! Ca te fera du bien !
Mais aujourd'hui, pépé poisson n'est pas chaud. 
Depuis quelque temps, mémé poisson a remarqué que son pépé n'est jamais partant. Elle essaie de l'entraîner en promenade : on va au bord de l'eau, tu te souviens ? C'est là qu'on s'est rencontrés... Et puis les petits nous attendent, tu sais bien, nos enfants, nos petits enfants nos arrières petits enfants. Mais pépé poisson reste muet. 
Arrête pépé ! Tu me fais marcher, ne me dis pas que tu as tout oublié ! 
Il ne le dit pas, d'ailleurs il ne dit rien.
Cependant, ce matin, mémé ne s'est pas laissée impressionner. Elle a pris son pépé sous la nageoire - c'est curieux, il ne pèse presque plus rien, elle l'a connu plus lourd, le pépé...- et elle l'a emmené au rivage de leur jeunesse.
Elle imaginait que le bruit de l'eau, peut être, allait lui donner de la vigueur et raviver ses souvenirs.
Penses-tu. Il est resté coi, immobile, comme figé. Il a refusé d'embrasser sa famille, fretin frétillant autour de lui, et n'a même pas voulu goûter l'eau neuve -moitié source moitié pluie du dimanche- du petit fleuve. 
Arrête, pépé, t'es pas drôle... qu'elle a dit mémé. Elle voyait bien qu'il n'était pas dans son assiette et du coup elle s'est sentie toute chose... Elle a soupiré et l'a repris sous sa nageoire pour retourner à la maison.
Alors
Mère Castor a rangé pépé mémé et toute la smala en haut de la pile
sur la table des choses endormies
tapis, pommes cousues
boîtes à images et personnages
broderies.

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Participation au défi poissonnier de notre Marraine.

Précision : Dans la vraie vie, Mémé poisson est un grand sac, c'est pourquoi elle pourra avaler toutes sortes de choses et participer aux histoires pour les crèches, offrant ainsi une alternative à Loulou, mangeur de : 
cochons
poissons
petite fille et grand-mère
oiseaux
etc.
et, dernièrement, avaleur de toutes les noisettes de l'écureuil.

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08 février 2016

le mouchoir

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Le mouchoir.

Il a raison Fredo, tout est dans la vêture.
Comment que j'vais t'l'embrouiller le bourgeois, avec mon air tristounet et le mouchoir ! Le mouchoir, c'est une idée à Fredo, comme tout le reste.
« Avec ta p'tite gueule d'ange, on va faire des grandes choses, toi et moi, » qu'il m'avait dit quand j'l'ai connu. Je l'ai cru, faut dire que j'avais pas grand chose à perdre, ma vioque venait d'clamser à l'hospice, quant à mon daron... Jamais vu, jamais connu, même ma vieille elle connaissait pas son nom.
Alors j'me suis accrochée au Fredo, histoire de pas finir comme ma pauv'mère et toutes les larronnesses de not'quartier.
«On va investir dans d'la fringue un peu classe, et à nous les biftons ma jolie !» Il avait pas tort, le Fredo.
Comment que j'te l'ai emballé, le pépère. Il se croyait irrésistible avec son écharpe de naze et ses belles phrases à l'eau de cologne, mais l'irrésistible, c'est moi. Merci à ma pauv'mère -que Dieu ait son âme s'il trouve quelque chose à en faire- merci pour les boucles blondes et l'oeil de biche, ça fait toujours son p'tit effet. Et le mouchoir, les sapes noires, la larmiche...
L'aurait pu être mon père, le bourgeois, et si ça se trouve... Faut pas penser à ça, jamais, qu'il a dit Fredo, mais moi ça m'a aidée, pour la larmiche.
Et vlan ! J'te l'ai roulé dans la farine, le bellâtre, j'lui ai fait les poches, j'y ai piqué la veste, les binocles, le portefeuille – plein comme un œuf de beaux billets tout neufs - et tous les accessoires... y faisait moins le fier quand le train est arrivé, il marchait comme un p'tit vieux, en louchant sur ses chaussettes, j'crois même que la larmiche c'est lui qui l'avait au coin d'l'oeil. Bien fait ! L'bon Dieu m'comprendra, maint'nant qu'y connait ma vieille et qu'elle lui a débité ses misères.
Moi ? J'avais toujours la robe noire, le mouchoir et mon sac était plein comme un œuf, même que Fredo m'a aidé à le porter.
Il avait raison, Fredo, tout est dans l'allure.

C'est le jeu du lundi, avec Lakévio, fournisseur d'images inspirantes.

(demain matin, Mémé poisson pour honorer le défi lancé par la Marraine

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03 février 2016

juste pour moi

La visionneuse

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C'est comme une petite boîte dans laquelle je ferais défiler des images.
Sauf que je ne choisis pas les images, elles viennent d'elles-mêmes se former dans le cadre, là, juste entre deux lames du store.
Deux oiseaux qui se chamaillent, sait-on jamais ce que font les oiseaux, que sait-on nous autres ignares de la vie des oiseaux ? Un chien qui passe et pisse sur la porte du voisin, un chat de velours et parfois un lapin égaré qui vient de la friche derrière l'épicerie et laisse, odorant souvenir, deux ou trois crottes noires qu'un passant distrait emportera sous sa chaussure avant de les étaler sur le paillasson de son immeuble, ni vu ni connu.
Il y a ces deux là, bras dessus bras dessous, bouches ouvertes, bras en moulinets... le trottoir s'élargit sous leurs pas vigoureux et les murs s'écartent pour laisser passer leur bruyante amitié, viennent-ils juste de se rencontrer, sont-ils amis depuis longtemps, font-ils semblant ? Les a t-on posé là juste pour moi ?
Ils vont et viennent, les gens, ils rient, ils pleurent, la pluie les trempe, le soleil leur fait baisser les yeux, la brume les attriste - tout ça est risible et si prévisible - ils traînent la patte ou marchent comme les rois de la jungle, ils parlent ils parlent ils parlent et la rue boit leurs paroles - qu'ont -ils donc à se dire, tous ces gens ? D'où je suis je ne les entend pas, peu importe. Moi, mon truc, c'est l'i-ma-gi-na-tion. 
Untel complote contre machin, bidule fomente un assassinat, chose pleurniche la fin d'un amour impossible, et l'autre qui serre les machoires pense boulot boulot boulot... A quoi bon descendre pour aller les retrouver ? Pourquoi s'approcher quand je suis si bien, là haut, devant ma boîte à images à les regarder défiler, défiler rien que pour moi, entre les deux lames acérées de mon i-ma-gi-na-tion.

Voilà.

C'est un jeu attrapé au vol, trouvé chez Berthoise, amie de blog de longue date, qui garde avec moi (et plein d'autres gens) le souvenir de Monsieur Monsieur qu'on aimait tant lire.
Le jeu vient de chez Lakevio, un blog dont je ne connaissais pas l'existence il y a trois jours, on est bien peu de chose ma bonne dame. Et comme c'était rigolo, j'espère qu'il aura d'autres images.

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02 février 2016

bleu jeu

Bleu dit le chat jaune 
Bleues les pages du cahier où je jette des idées pour ne pas les oublier
Bleue la tasse de grand-mère arrose la lune que je vais montrer à Frances qui a de si jolies tasses bleues
Bleu le billet de 20 euros et bleu le billet australien d'Habby, souvenir de tournée - tu penses bien que pour moi l'Australie c'est comme la lune pour la grand-mère - 
Toujours bleu le ciel à Newcastle Australia 
Multicolores les magnets qu'Habby rapporte des pays où il a joué - j'avais entendu dire, toi aussi, lecteur qui es tout sauf un bleu, que les français de retour au pays se jettaient sur le pain et le fromage (bleu ?)
j'ai pu le vérifier ce matin : ni rumeur ni médisance, c'est vrai, authentique et vécu : Adam s'est levé à 7 heures moins le quart pour se faire une tartine
et puis il s'est recouché, faut pas rêver, il a un jetlag à gérer (j'apprends des mots exotiques)
Bleue mémé poisson qui, dévorée d'ambition, concours pour le bleu aujourd'hui et se prépare à jouer pour la Marraine
-à suivre dans un autre billet car pépé poisson, son compagnon, est en cours de finition-

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bleu jaunasse dans la cuisine, la faute à l'ampoule

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bleus le ciel du Missouri les lacs du Wisconsin et certains W

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Bleu parfois le ciel 
Bleu jour engoulé par Vidourle, cure de jeunesse et de promesses
Et quand la lune frétille là-haut entre les branches noires
Bleu nuit.

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Un chat jaune qui dit bleu, je ne sais pas pour toi, lecteur amateur de couleurs, mais pour moi ça fait vert.

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01 février 2016

matrio-chat

C'est une histoire à épisode
Ecoute, lis et réjouis-toi des aventures loufoques, minuscules et improbables de la Mère Castor

Episode 1 : Samedi soir, une amie lui offre un cadeau délicat
une petite boîte contenant... regarde : 

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un petit oiseau ?
Episode 2 : Mais bien sûr, c'est ça ! Dimanche matin, alors qu'elle émergeait des brumes de la nuit, la MC qui cherchait vaguement comment introduire une histoire d'écureuil qui a perdu ses noisettes -oui je sais l'imagination sans bornes de la dite MC t'épateras toujours, petit lecteur en chocolat au lait - la MC donc se dresse -doucement, elle n'oublie pas son sternum en gaufrette- et, Euréka ! voilà l'histoire ! 
Le petit bonhomme (ne demande pas d'où il vient, elle le sait ça suffit bien et tu n'as pas deux ans non plus) a trouvé 
une petite boîte
il l'a ouverte
dans la petite boîte 
il a trouvé une toute petite boîte
etc.
jusqu'à l'oiseau
qui va s'envoler
chanter- je te sens épaté - 
et...
réveiller l'écureuil ! 

Episode 3 : Dimanche soir, la petite boîte était posée sur une des piles de la MC, livres dossiers cahiers papiers marque-pages
sage
(l'épisode 3 est un épisode en creux, une respiration, une virgule, une technique de narration très élaborée pour faire monter le suspens)

Episode 4 : Lundi matin
dans le salon, à ses pieds, voilà t'y pas que la MC trouve
un couvercle de boîte
sur la table, rien (hormis les piles mais ça ne compte pas)
Et voilà MC, à quatre pattes dans le salon, armée d'une grande spatule en bois, déplaçant les canapés
suivie par la chatte acariâtre amusée de ce chambardement
trouvant
- tel l'écureuil de l'histoire avec ses noisettes, non ?-
un élastique à cheveux
une pince à linge minuscule
un ou deux bouts de laine et quelques boules de poussière
et, un à un, les morceaux de boîte
- toutes avaient été ouvertes, démontées, éparpillées sous les canapés -
et l'oiseau lui-même
Ouf ! 

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Episode 5, la conclusion
la boîte délicate (qui n'a pas trop souffert, comme si Luna avait seulement voulu dire: à toi de jouer, le jeu s'appelle : retrouve tous les morceaux et reconstitue les boîtes sans te tromper) est désormais loin des griffes du chat
mais, alors que la MC étendait du linge sur la terrasse (Ô miracle, aujourd'hui le ciel est presque bleu !)
il lui a bien semblé que la pie qui jacassait en haut du tilleul
se moquait d'elle

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est-ce possible, mon lecteur en papier doré, est-ce possible ?
(j'ai trouvé les boîtes et l'oiseau, trouve la pie)

Bientôt ici-même les aventures de mémé poisson et pépé poisson, élus couple de l'année par la MC
- encore du suspens ? je joue avec tes nerfs, lecteur engourdi par cet hiver morose et gris.

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22 janvier 2016

aux flots flous

Flou.
Quand je suis sortie hier matin -pour aller au forum des animations de la DLL de Nîmes, intéressant exercice de promotion pour les petites compagnies de la région- 
Le flou était partout, nuage étalé dessus dessous, coton épais embrouillassant les canards

J'ai pris quelques photos en allant rejoindre le lieu de rendez-vous
Tandis que j'attendais un arbre ramasseur de brume lâchait de loin en loin et juste dans mon cou une goutte épaisse et froide qui me faisait sursauter 
mais je garde pour moi une vision fugace
le Coutach rose de soleil par le haut
et blanc de brume par le bas
De la voiture nous avons savouré ce spectacle éphémère et ravissant, annonciateur de la belle journée qui a suivi.

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le fleuve flou ne sait plus 
où sont les flots où est la rive
où les oiseaux 
becs de cotons et chants pâteux
ni pourquoi ce matin
le ciel et l'eau
se font la pige.

 

 

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20 janvier 2016

dur à cuir

Aux shoes de Yellow cat
je réponds petits chous et petites chaussures

Le lecteur vieux de la vieille
celui qui arpente ces pages depuis la nuit des temps
le dur à cuire, le fidèle, le grognard avaleur de bobards
gobeur de flaques croupies, buveur d'eau de fleuve
amateur de citations de conseils cuisine bidon et de tricots douteux
a peut être déjà vu ces images  -un de mes premiers billets dis-donc ça fait un bail-mais elles sont de celles dont je ne me lasserai jamais.

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(avec le temps j'ai rajouté des petites chaussures choupinettes, tu me connais, je n'allais pas m'arrêter là)

quatre fois deux huit, huit petites godasses qui ont eu la charge et la responsabilité des pieds tout neufs de mes trois petites et de mon petit
voilà donc la vitrine à petites chaussures, quatre paires et derrière chacune d'elle une photo de l'enfant à l'âge où il les portait
ma première joue avec une petite radio
ma deuxième torture une bouée canard
ma troisième fait sa belle à couronne
mon quatrième grignote des biscuits
mon tout, ce sont mes quatre chéris au temps lointain de leur petite enfance.

Et comme on marche beaucoup dans les contes, quelques bribes sabotières puisées dans le Trésor des Contes de Pourrat : 

(...) Ils font la route, au clic-clac de leurs sabots, regardent campagne et le temps qu'il fait, les nuages, là-bas, sur la ban des montagnes.(...)

Il y avait une fois, là-bas, là-bas, au fond des terres, un petit ménage de sabotier, sabotière, chargé d'argent comme un oeuf de laine. Quand ces deux-là s'étaient épousés, c'avait été Misère épousant Pauvreté (...)

 

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17 janvier 2016

et la manière

Aujourd'hui à Sauve c'était l'anniversaire de l'Art

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et j'ai pas tout compris
ni tout vu 
 il a fait trop froid
mais la soupe était bonne

 

hier
retour
les oreilles bufflées 
au vent glacé
le sac ébouriffé 
d'herbes sauvages
reste de la balade
l'image figée
d'une mare
mélancolique et gelée
qui touille des nuages 
volatiles mirages
d'une saison inconsistante
irrésolue
volage.

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Té, la preuve, demain il paraît qu'il neige. En hiver ? Pas possible.

Depuis que la Marraine a dit : poisson, les lettres arrivent par mer. Vrai de vrai : 

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et ça la fait marée marrer.

 

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12 janvier 2016

l'affaire

Si si, j'ai essayé.
J'ai tenté la sélection et l'ai ratée à un poil de seconde, à un cheveux de Faye Dunaway (quelle actrice jouait aux côtés de Steve MacQueen dans le film l'Affaire Thomas Crown ? fastoche, mais il aurait fallu être super rapide.)
Mais c'est sans regret. La belle personne qui m'a coiffée au poteau a gagné avec brio le super banco et le spectacle fut agréable, joyeux et bien organisé.

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Pour continuer l'affaire de la patte et des jambes, lu dans les dernières pages de Viva de Patrick Deville (voir billets précedents) : 

Frida de son côté choisit pour amant le peintre catalan José Bartoli, et pendant quelques années la vie continue, même si peu à peu le corps se disloque. En cinquante, elle est  à nouveau opérée de la colonne vertébrale et reste près d'un an à l'hôpital. En cinquante-trois, on l'ampute de la jambe droite. (...)

Et allez donc, encore une patte en moins!  Les bras m'en tombent
pourvu que j'arrive encore à écrire des billets et à relever le défi poisson pour la Marraine. 

Amusant ! je suis allée chercher mon exemplaire d'Au-dessous du volcan dans la bibliothèque (fastoche, tout est classé, oui oui) et
j'y ai trouvé une preuve
preuve du maillot de bain
de la Méditerranée
et du il y a longtemps.
Une enveloppe pliée et rangée dans le livre - une lettre de Fidel - vestige du temps passé : les timbres, le cachet de la poste, mon nom de jeune fille (on s'est mariés l'année suivante) la date, le nom de notre petite entreprise, tout y est. Comme un petit cadeau, une preuve écrite de mon souvenir.

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vu l'état dans lequel il se trouve, si je veux le relire je ferais mieux de le racheter. Aux puces.

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J'ai eu vite fait d'investir la table et le canapé qu'Alice nous a confiés pour en faire un lieu de lecture et de travail. (ateliers en vue)

Le beau temps semble revenu, et, sur le visage d'Adèle et Amah, le sourire.
Le plus beau des soleils qui soit.

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