La Mère Castor

20 décembre 2014

Avent 20 : fleur, mon beau sapin

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Avent 20 : fleur, mon beau sapin

Pour la Marraine, mon beau sapin, fait aujourd'hui.
Je l'avoue : mon beau sapin est moche, je n'ai jamais su en faire un beau. Mais qu'importe puisqu'il porte, comme le Christmas Carol de ce cher Dickens, la mémoire des Noëls passés (laisse un peu ce blog miteux pour aller lire le merveilleux texte de Sophie ICI.  C'est fait ? Tu peux revenir) : un papillon acheté pour le premier sapin du premier enfant, des décorations de velours et perles faites par les filles quand elles étaient petites sur des modèles 100 Idées-ça-ne-nous-rajeunit-pas, une grappe de raisin qui vient des parents de Fidel, une fleur en pâte à sel toute neuve faite par Lucie et qu'Alice m'a apportée dans une petite boîte.
Il est moche, mais c'est notre sapin. A nous.
A Sophie l'irremplaçable, le mot fleur, la fleur faite par Lucie.

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Hier, marathon de la voix : un Potins le matin au village pour se mettre en condition -enfants sages, très sages et un instituteur avec qui j'ai parlé d'Habstrakt et de sa musique, trop bien-
l'après-midi, à la frontière de l'Ardèche, des contes de Noël pour huit classes -en même temps les huit classes sinon ce n'est pas drôle, je te rappelle que je travaille sans écharpe micro engueuler les enfants qui font du bruit - encore des enfants sages et le plaisir bonus de retrouver une école où j'ai passé l'an dernier de très bons moments
le soir, après un voyage riche en images, murailles médiévales, passages du Rhône, châteaux dorés par le soleil couchant et gorge enflammée comme le ciel qui n'en finissait pas de border le soleil, dans une maison d'enfants accueillante et bruissante d'activité - mamans cuisinières, cadeaux sous le sapin, tables chargées de gâteaux, gamelle pour le chat dans le jardin - dans un petit salon cosy j'ai raconté tant bien que mal une dernière fournée d'histoires pour des enfants sages eux aussi et curieux, posés autour de moi comme autour de la Mère L'Oye, alors que j'avais plutôt une voix de corbeau agonisant.
Merci mille et mille fois à Fidel d'avoir été là tout au long de cette longue journée pleine d'enfants (dans les 280 en tout je dirais), de trajets et de rencontres agréables.

Perrault (1)

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EnFIN, ce matin comme que je prenais ma douche, une paillette de neige artificielle tombée de je ne sais où s'en est allée doucement dans le siphon. J'y ai vu le mot FIN.
Pas encore fin de Potins qui rejouera en janvier, mais bel et bien fin de la tournée de Noël 2014. 

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19 décembre 2014

Avent 19 : pas mieux

Quand j'en aurai fini avec l'étude comparative des vertus des miels de Saint Jean du Gard, Brouzet les Quissac et Arlanc, quand j'aurai défini qui, des gouttes du Bolchoï (oï les gouttes, c'est amer comme chicotin) du spray pour la gorge, des demi citrons à l'eau chaude, des pastilles d' Euphon et d'Homéovox et des lavages de nez à grande eau salée est le plus efficace pour me rendre la voix, je reprendrai le cours tranquille de ce calendrier.

Féérique, dit la Marraine, fantastique, réponds-je (réponds-je, réponds, fais descendre tes cheveux ... je suis fatiguée on dirait) aujourd'hui, avec ma voix de corbeau croassant et cependant, je l'espère, croissante, je dois parler à des dizaines d'enfants ça et là dans le département. Et j'y crois dur comme fer.
Fantastique, te dis-je.

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depuis qu'il est allé chez le coiffeur, l'arbre essaie des couleurs

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Avent 19 : Féerique (oui, bon... fais travailler ton imagination) et ribambelle

Ribambelle, pour Sabine des 400 coups, ribambelle de petits enfants venus découvrir hier matin la Valise, spectacle de Noël jouée par trois assistantes maternelles motivées, dirigées et soutenues par la MC.

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18 décembre 2014

Avent 18 : heu

Avent 18 : eux pour la Marraine, heu pour la MC, billet à suivre...
En attendant, si parmi vous quelque lecteur détective retrouvait ma voix, il serait bien aimable de me la faire parvenir au plus vite, j'en ai vraiment beaucoup besoin pour demain.

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17 décembre 2014

Avent 17 : moustaches, ange

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Avent 17 : moustaches, anges, ici

Ici (Marraine) les anges (Sabine) ne portent pas de moustaches (l'autre Sabine) mais le moustachu porte l'ange qui porte le moustachu. Le crois-tu ? Ou comment avec trois mots faire un billet creux comme un poil de renne, ça tourne au grand n'importe quoi mais je suis flagada. 

Moustaches : donnent l'air martial. Gustave Flaubert, Dictionnaire des idées reçues. 

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une célèbre moustache qui tient aussi de la barbe, celle du capitaine

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Les garnements de Pim Pam Poum sont loin d'être des anges...

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pour Sabine cet ange volant

Pour qui veut se lancer, un exercice de prononciation : 
Un ange qui songeait à changer son visage pour donner le change, se vit si changé, que loin de louanger ce changement, il jugea que tous les autres anges jugeraient que jamais ange ainsi changé ne rechangerait jamais, et jamais plus ange ne songea à se changer.
Et une interrogation : voulait-il, pour changer son visage, se laisser pousser la moustache ? 

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16 décembre 2014

Avent 16 : fromage

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Avent 16 : fromage, miam (mais où est le fromage ? on a tout mangé)

Ce n'est plus de la flemme, c'est du n'importe quoi : miam pour la Marraine, fromage pour Antoine. A l'une l'image et à l'autre le texte, le tout, c'est un comble, en portion congrue, ce soir j'ai atelier valise.

Ceux qui mangent la fourme ne savent pas quelle vie ont les montagners, ces heureux mortels, qui villégiaturent pour rien dans les plus beaux paysages où ils sont seuls tout l'été. 
Ceux qui mangent le fromage ne savent pas qu'il est l'oeuvre de solitaires perdus dans la gentiane et l'airelle, d'hommes qui ont eu le courage de tout quitter pour suivre leurs vaches et faire le fromage dans le dû. 
Suzanne Robaglia ; Margaridou. 

Et une grosse bise à mon Alice dont c'est la fête.

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15 décembre 2014

Avent 15 : nuit

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Avent 15 : nuit, froid

Donc, nuit pour Béatrice, froid pour la Marraine, encore un mariage de raison.

Je ne vais pas te faire un dessin, tu vois de quoi il s'agit, la sordide histoire de l'enfant battue qui meurt dans la rue de misère et de froid cependant très aimée des gens - oui je fais des sondages d'opinion un jour tu verras, insondable lecteur, toi aussi je te sonderai -. Moi-même, elle me plaisait quand j'étais enfant et elle me plaît encore à cause de la grand-mère. J'aimais ma grand-mère qui me semblait à la fois terriblement éphémère et complètement rassurante comme la grand-mère du conte. 

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deux illustrations de Paul Durand 

L'enfant avait ses petites menottes toutes transies. «Si je prenais une allumette, se dit-elle, une seule pour réchauffer mes doigts? » C'est ce qu'elle fit. Quelle flamme merveilleuse c'était ! Il sembla tout à coup à la petite fille qu'elle se trouvait devant un grand poêle en fonte, décoré d'ornements en cuivre. La petite allait étendre ses pieds pour les réchauffer, lorsque la petite flamme s'éteignit brusquement: le poêle disparut, et l'enfant restait là, tenant en main un petit morceau de bois à moitié brûlé. (...) Elle frotta encore une allumette: une grande clarté se répandit et, devant l'enfant, se tenait la vieille grand-mère. 

- Grand-mère, s'écria la petite, grand-mère, emmène-moi. Oh! tu vas me quitter quand l'allumette sera éteinte: tu t'évanouiras comme le poêle si chaud, le superbe rôti d'oie, le splendide arbre de Noël. Reste, je te prie, ou emporte-moi. 
Et l'enfant alluma une nouvelle allumette, et puis une autre, et enfin tout le paquet, pour voir la bonne grand-mère le plus longtemps possible. La grand-mère prit la petite dans ses bras et elle la porta bien haut, en un lieu où il n'y avait plus ni de froid, ni de faim, ni de chagrin: c'était devant le trône de Dieu.
Hans Christian Andersen ; La Petite Fille Aux Allumettes.

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 Ce fut une rude nuit. Les hommes, sauf un veilleur, s'entassèrent dans le fond du bateau, essayant de se réchauffer un peu en se blotissant les uns contre les autres dans leurs sacs de couchage trempés. La force du vent et la violence de la mer augmentaient. Le bateau s'inclinait sous les rafales et s'élevait sur les vagues ; les voiles se heurtaient. De temps à autre la lune brillait entre deux nuages ; à sa lumière momentanée, les visages des hommes, debout pour arrimer le bateau qui tournait sous le vent, m'apparaissaient comme des spectres. Quand la lune disparaissait, sa présence était révélée par la lumière réfléchie sur les glaciers de l'ïle. La température était tombée très bas. Je crois que l'inconfortable de notre situation ne pouvait être pire. Mais nous avions entrevu le port de salut, et l'espoir que le jour suivant verrait la fin de nos souffrances nous soutenait tous. Demain, nous aurions enfin la terre ferme sous les pieds. 
Shackleton ; Mon expédition au sud polaire.

Enfin, une savoureuse et touchante depêche de la Montagne, datée du 22 novembre 2014 : 

Un agriculteur retraité de 89 ans a passé la nuit de vendredi 21 novembre à samedi 22 novembre, dans un pré, au milieu de ses vaches, au lieu-dit « Le Roure », commune de Saint-Maurice-de-Lignon.
L’octogénaire, s’était rendu la veille en fin d’après-midi auprès de ses bêtes lorsqu’il a chuté dans l’enclos sans pouvoir se relever. Ne le voyant pas à son domicile, ce samedi matin, l’infirmière, venue lui prodiguer des soins journaliers, a donné l’alerte. L’homme a été retrouvé sain et sauf entouré par son troupeau, dont un taureau, qui pourrait l’avoir protégé du froid de la nuit. Fatigué, il a été secouru par les sapeurs-pompiers de la localité vers 8 heures, puis transporté à l’hôpital de Firminy pour un bilan de santé.
Comme quoi un troupeau de vaches vaut (veau ?) mieux qu'une boîte d'allumettes pour se protéger du froid.

Après  Marraine, Sabine, Flo et madame Alfred, deux nouveaux rennex à l'attelage : Madame Castor et Juliette Citrouille qui a fait une play list pour la liste de la Marraine. Anyone else ? 
Nous partîmes cinq cents et par un prompt renfort etc.

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14 décembre 2014

Avent 14 : renne

 

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Avent 14 : renne, poste

Renne pour Véron, poste pour la Marraine. (Merci Alice pour les rennes)

Voilà,  je ne me suis pas foulée mais j'ai eu trac le matin, conte l'aprèm et flemme le soir, heureusement que le jeu du jour était fastoche, renne d'un côté et poste de l'autre, manquait plus que le traîneau j'en ai tu penses bien mais bon.
Et puis Fidel et moi on a vu trois biches - des vraies, hautes sur pattes, légères, gracieuses - traverser la route sous nos nez étonnés et ravis (la veille, crapahutant sur le Coutach pour prendre de la hauteur, on se demandait si... hier, réponse en image frémissante et délicate. C'est oui. )
Ca porte bonheur, que j'ai dit à Fidel. D'accord, qu'il m'a répondu. D'ailleurs c'était une bonne journée. Un bonheur rétrospectif. 

Chez l'ami Wiki (la flemme je te dis) je t'ai trouvé le nom des huit rennes du Père Noël - tu es content, hein ? - il y a quatre femelles et quatre mâles : 

Tornade (Dasher) - Le renne le plus rapide
Danseur (Dancer) - Le renne le plus gracieux (c'est une femelle).
Furie (Prancer) - Le renne le plus puissant.
Fringant (Vixen) - Elle est belle et puissante, comme son compagnon Furie.
Comète (Comet) - Il apporte le bonheur aux enfants.
Cupidon (Cupid) - Elle amène l'amour aux enfants.
Tonnerre (Donner) - Le plus fort.
Éclair (Blitzen) - Elle apporte la lumière (elle est souvent considérée comme un mâle)

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matin rose pour arbre coiffé de neuf

Comme je ne suis pas chienne, ici un bricolage pour faire un renne en carton : http://www.cabaneaidees.com/2014/10/un-renne-en-carton/
une image pour mes filles à qui j'ai si souvent raconté l'histoire du petit renne au nez rouge : 

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Foin du carton, loin des peluches et du nez rouge, deux vrais rennes : 

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Le travail de la journée était terminé. Les hommes rentraient au camp, leurs lassos sur l'épaule ; les femmes portaient leurs grands bols en bois de bouleau pleins de lait frais. Le troupeau de mille rennes, entourés de leurs chiens vigilants aux avant-postes, se rassemblait autour du camp, en sécurité pour la nuit contre le loup et le lynx. L'appel incessant des veaux et le crépitement bruyant des sabots s'éteignirent lentement. Tout fut silencieux, sauf parfois l'aboiement d'un chien, le cri aigu de l'engoulevent ou le hululement puissant du grand duc dans la montagne lointaine.  Axel Munthe ; Le Livre de San Michele.

Enfin, je me souviens de la tente des lapons qui ressemblait à un tipi et de la peau de renne rapportée de voyage qui semblait si incongrue dans l'appartement-cinquième-étage-à-gauche-en-sortant-de-l'ascenseur, peau qui perdait ses poils à poignées et qui sentait fort le sauvage, la toundra, l'autre monde entraperçu. 

A suivre : la Marraine, Sabine des  400 coups, Flo, Madame Alfred, on aurait presque de quoi faire un attelage.

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13 décembre 2014

Avent 13 : Houx

 

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Avent 13 : houx, vert

Le houx pour Béatrice, le vert (déjà fait, tant pis) pour la Marraine.

Hou hou ! ton houx n'est pas du houx ! C'est du petit houx, du fragon épineux  -dont j'ai appris qu'il est ombrophile, comment se cultiver en faisant son calendrier de l'Avent la vie est belle - fragon qu'on trouve ici partout dans la garrigue, et pour lequel nous sommes allés prendre de la hauteur, voir Vidourle qui s'en va vers la mer et du vert, du vert du vert...

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Pour trouver du houx, nous aurions pu aller en Auvergne, mais pas le temps, pas le temps...

Elles n'ont rien de trop gai, les forêts qui s'en vont sur ces plateaux, du côté de la Chaise-Dieu. Des sapins, des sapins, des sapins, jamais une âme. Les chemins sablonneux s'enfoncent de salle obscure en salle obscure, parmi la mousse et la fougère, sous ces grandes rames balançantes. Les grappes du sureau rouge tirent l'œil, ou bien quelque pied de digitale pourprée. Il y a des endroits où le soleil semble n'avoir point percé depuis des mondes d'années : c'est sombre, c'est noir, c'est la mort. Une forêt comme celle de la complainte de sainte Geneviève de Brabant, où des ermites peuvent vivre solitaires et qu'on imagine pleine de loups, de renards, de blaireaux. A dix pas, sait-on ce qui se ce cache derrière ces fûts gercés des arbres où la résine met des traînées de suif ? Tout remue, mais remue à peine. Tout est silence, mais un silence traversé de vingt bruits menus. Une belette qui se sauve, un souffle de vent dans la feuille des houx, une fontaine qui s'égoutte derrière la roche.
Henri Pourrat ; Gaspard des Montagnes.

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Aujourd'hui c'est la fête de la plus charmante, jolie, rigolote et douce des petites filles. Bonne fête Lucie.

Quand on parle du houx... Adèle, c'est tout pour toi (déjà que, la malheureuse, je ne lui ai PAS fait de calendrier de l'Avent) : 

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo. (qui avait tout compris de la consigne : houx et vert. Le grand homme. )

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Pas très inspirée, un peu distraite...
Cet après midi, contes, dimanche Potins, lundi matin crèche et le soir atelier Valise, mardi re-Potins, mercredi deux interventions différentes, jeudi matin, restitution de la Valise, vendredi matin un dernier Potins, l'après midi et le soir du même vendredi deux spectacles le tout aux quatre coins du département. Presque.
C'est pourquoi j'ai la tête ailleurs, dispersée, éparpillée : j'ouvre des Matriochkas, je déplace des Trolls, je fais tourner les montagnes et perche des petites maisons, plante un sapin, deux trois sapins, essaie des moutons... la routine, quoi.
(tu as encore un ou deux mots ? Je prends)

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12 décembre 2014

Avent 12 : pingouin

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Avent 12 : pingouin, boutique

Merci à Ötli qui a sauvé la boutique de la Marraine avec ses pingouins. 

"Le buffle assommé retient mal sa leçon" dit l'épicière chaque fois qu'un des vieillards d'Indigo Street quitte sa boutique, puis elle soulève le menton pour prendre le Ciel à témoin, le repose sur sa formidable poitrine et soupire comme une outre vide. Ce dicton fait sans doute allusion aux méfaits du soleil mais surtout, pour elle, à sa clientèle cinghalaise, de petits mangeurs indécis qui tripotent la marchandise, barguignent sur le poids d'un oeuf, qu'elle considère comme des minables et qui le lui rendent bien. Le mépris est un des rares sentiments que la chaleur attise et il y en a assez dans ce petit quartier pour faire tourner le monde.
C'est l'épicière, et son échoppe fait l'angle de la rue et d'une venelle qui débouche sur le bastion d'Eole. Pour entrer, on écarte du front une frange de bonites séchées suspendues au linteau et qui sentent, j'en conviens, carrément le derrière. A l'intérieur, d'autres odeurs : cannelle, girofle, café frais moulu font oublier la première et c'est, de toute l'île, l'endroit où je me sens le mieux. Les murs sont tapissés de bidons poisseux et dorés, mélasse ou huile de palme. Le tabac à chiquer pend en lourdes tresses noires sur les pyramides d'oeufs conchiés par les mouches et les régimes de bananes accrochés aux murs bleus flamboient comme des lampions. Sans oublier les boîtes à thé "Au Soleil Levant" datant du Japon militaire, le bocal de sucres d'orge coloriés en spirales et les pains de sucre enveloppés de fort papier havane, que l'épicière fracasse avec un petit marteau à bec, très musical. (...)
Nicolas Bouvier ; Le poisson-scorpion.

Une fameuse boutique : 

Dans ma bibliothèque, une histoire de pingouins et de boutique : 

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Encore un peu ?

 

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11 décembre 2014

Avent 11 : chaussettes

 

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 Avent 11 : chaussettes et mouton

Cette fois il n'y a aucun mérite à sauter du mouton de la Marraine à la laine et de la laine aux chaussettes de Marie.  
Les choses se gâtent pour demain...oups, à moins qu'un mot providentiel, qui sait ? Il m'en manque deux, deux petits mots... à votre bon coeur messieurs dames, pour vous ce n'est pas grand chose, tuppence, tuppence a bag...

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Bê bê mouton noir as-tu de la laine ?
Oui Monsieur, j'en ai trois besaces pleines
J'en ai pour mon maître et pour ma maîtresse
et j'en ai aussi pour qui me caresse.

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téléchargement

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trois versions du même album (j'ai la deuxième, la première me plaît terriblement, la troisième aussi. Soupir) 

La laine des moutons, c'est nous qui la tondaine,
La laine des moutons, c'est nous qui la tondons,
Tondons, tondons
La laine des moutaines
Tondons, tondons
La laine des moutons
La laine des moutons, c'est nous qui la lavaine,
La laine des moutons, c'est nous qui la lavons,
Lavons, lavons
La laine des moutaines
Lavons, lavons
La laine des moutons.

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j'ai tricotrollé toute la famille, fin prête pour aller secouer ce feignant de soleil qui dort derrière la montagne.

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Fin »