La Mère Castor

01 septembre 2015

Castra-gada

 

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O brother (and sister) where were thou ?
En Auvergne

Le temps du chaud du froid et du retour de la chaleur
le temps d'aller écouter de divines musiques à la Chaise Dieu avec sur les genoux une petite fille ultra sage
- chuchotante, curieuse, aimable avec le voisinage qui, regard froncé en nous voyant arriver a tourné toute gentillesse et compliments sur l'enfant, enfant à qui nous avions acheté des fraises tagada pour adoucir l'étrangeté de la musique des Castrats (un faux castrat, même en Auvergne on n'en fait plus des vrais) musique et tagada qu'elle a appréciés : "il chante beaucoup le monsieur !" ; un autre jour nous l'avons emmenée écouter Laurence Equilbey dont elle a admiré le jeu de mains avant de s'endormir, doudou serré contre elle -
le temps de déplorer la rareté de la myrtille, l'absence de la framboise, la désertion du champignon
et l'abondance de la mûre
Ô confitures
le temps de marier le fils du voisin, de cousiner, d'affronter les nuages et de manger du fromage, de voir Alice, de faire de la pâte à modeler, un gâteau d'anniversaire à ma grande qui prépare à Lucie petit frère ou petite soeur, de chanter ad libitum "une chanson que je ne connais pas": affûte ton répertoire, Mère Momette ! de Bilupoter tant qu'on a pu et même de raconter quelques histoires, de dés-ébrécher le bréchet malmené du début de l'été
enfin d'envisager le passage à l'automne

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 resto/Bilupo

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où l'on voit que l'auvergnat a le sens pratique puisqu'il a inventé le panneau été/hiver 

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allez, devine laquelle est la Mère Castor/momette... 

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05 août 2015

Bons baisers

Rompant les sceaux des araignées gardiennes de la maison, faisant foin des herbes hautes, chassant à peine arrivés la myrtille jolie dormant au fond des bois, maniant balai, bassine à confiture et pâte à bois, humant les sapins et la terre chaude, goûtant au Vallard la délicieuse confiture de Montréal (qui voit Mahé fait passer le message : merci merci on se régale !)
comme on hibernerait, mais en mieux -plus industrieux et plus ouvert à la famille, cousins cousines, grand frère et bientôt enfants et petite fille
cet été encore
Fidel et Mère Castor auvergnent.

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toute ressemblance bla bla bla serait évidemment fortuite et parfaitement à côté de la plaque.
Bourrée, la MC ? Je ne te permets pas.

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02 août 2015

mari-go

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Comme s'il attendait mocassins et crocodiles
Vidourle le mariole marigote
assommés de chaleur et de pain sec, les canards somnolent
la grand-rue sèche 
et le ciel hésite
canicule ? orage ? canicule ?

Cependant nous, Fidel et la MC, empoignerons demain - enfin surtout Fidel et son sternum intact - valises, bricoles pour la famille, boîte à chatte acariâtre et néanmoins consentante - sentant la chose arriver elle fait pot de colle, une colle spéciale avec dents et griffes à l'affût - contes de Pourrat - Fourmofolies en vue - et autres babioles 
destination le Vallard, araignées herbes folles myrtilles
apéros en famille
délicieuse petite fille
les vacances, quoi,
les vacances.

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où l'on voit que Vidourle, là où d'autres aguicheraient le touriste à coup de baignades et de guinguettes, préfère cultiver modestement  son jardin d'algues et de nuages.

 

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26 juillet 2015

liquidation

il est vrai que le terme "raisonnable" ne s'applique guère, apparemment, à ma façon de concevoir la convalescence - mais y a t-il eu maladie ? Peut-on appeler maladie un petit bris d'os ? - apparemment, dis-je, car si je te raconte mes déambulations et visions enchantées de films et de spectacles, je ne t'ai rien dit de ma brillante participation au concours de la sieste en position surledosavecjusteuncoussinsouslatête à tout heure de la journée, concours qui reste à inventer pour que je le gagne haut la main, ni de ma boulimie de romans anglophones et norvégiens, voire de mon ambition de lire le Conte des Contes fissa fissa (un cadeau de mon cher et tendre Fidel) -le tout en français arrêtons là les championnats- je peux cependant te glisser un mot sur les dernières choses vues, un rafraîchissant trio de spectacles belges appelé XS dans le charmant Jardin de la Vierge du lycée Saint Joseph où la vigne vierge -elle aussi mais cependant langoureuse-ondulait sur le mur du fond tandis que je découvrais comment utiliser une machine à coudre pour faire autre chose que des ourlets de rideau, et Dinamo, un spectacle un brin boulevardier mais cependant touchant et loin d'être ennuyeux (c'est le paradoxe du festival, si on ne s'ennuie pas un peu, voire beaucoup, le spectacle est déclaré facile. Ben moi j'aime aussi le facile bien ficelé bien joué), par contre, attaquée par un falafel sournois, j'ai du rentrer à la maison vite fait (merci Fidel chauffeur) et je n'aurais donc pas vu le spectacle de Preljocaj, tant pis... comme la rumeur ne lui était pas favorable, je ne suis guère décue. Il y a eu aussi -ne nous laissons pas abattre- soirée apéro avec cocktail anglais (à quoi reconnait-on un cocktail anglais ? Il y a du concombre dedans) pluie courte mais salutaire annoncée en grande pompe par des nuages lourds de promesses, bises aux connaissances et discussion à base de clown une partie de la soirée. 

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 pampres et pampilles

On liquide, on disparait, adieu chapeaux robes de lin et sandalettes, adieu cartons poètes des rues et canicule, rouleaux de printemps du Saïgonnais, adieu festival, encore une semaine de siestes, de romans et de ventilateur avant l'Auvergne.
Ma vie est palpitante ? Mais palpiter, voilà l'important.  

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sur la terrasse, entre le sapin de Noël permanent et la lune, c'est à qui rayonnera le plus fort.

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22 juillet 2015

éventail des possibles

Tout est possible, compter les chiens qui font la manche sur les trottoirs brulants, les glaces qui dégoulinent, les badauds et les baladins, les chinois (et moi et moi et moi) - je te jure je n'ai jamais vu autant de chinois et si peu de japonais the times they are a changin non ? yeux au sol - ne pas se casser la margoulette ça ira comme ça les brisures - admirer la bio-diversité de la sandale - on appelle ça la mode - dénombrer les trouvailles des pavés, capsules, perles orphelines, éclats de verre, papier perdus, hachés, illisibles
Tout est bon, aller au cinéma, apprécier un jour La Isla Minima, bon polar espagnol, un autre jour se régaler des formidables images - châteaux, forêts, gouffres profonds et hauteurs vertigineuses - et acteurs - roi et reine, enfants miraculeux, ogre, roi libidineux, princesses et bêtes fantastiques- de Tale of Tales, narration réussie de quelques contes de Basile dans un cinéma presque désert et délicatement climatisé, farfouiller dans des bacs à livres, se réjouir sans limites de Dark Circus aux Pénitents Blancs, proposition poétique d'images mouvantes et de musiques inspirées par un texte de Pef, aller manger une glace entourée de chinois (ah ! tu vois) rejoindre le gymnase Saint Joseph pour aller voir danser belle dame, renard, licorne et plein de lapins cul nu (ne pas prendre de photos même pendant les saluts, tu m'étonnes) dans A Mon Seul Désir, spectacle à la fois savant et mutin, délicat et débridé, créé autour de la tapisserie de la Dame à la Licorne
rentrer
faire cuire les lentilles
prendre et recevoir des nouvelles de ceux qu'on aime, le meilleur moment de cette journée
On me dit que je devrais me reposer ?
Que j'ai un truc cassé là devant ? 
Allons bon.

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il y a eu, un autre soir et aux Carmes, un spectacle inabouti de Fatou Cissé, Le Bal du Cercle

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et une soirée rouge : lentilles corail, bises et rock and roll - pourquoi se coucher tôt quand on peut se coucher tard  ?

 

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19 juillet 2015

anti rouille

quoi de mieux pour soigner une fracture
qu'une discipline de fer : 
abandonner dès que possible
et même plus vite que ça
le médicament qui t'avachit et t'envoie des cauchemars en rafale : 
des corbeaux noirs qui viennent t'attaquer bec et ongles
jusque dans ton lit de douleur -hé ho corbeau je ne t'ai rien demandé-
ouvrir à la suite le Trône de Fer (Tome 3) mis de côté depuis quelques mois
-hé ho lecteur je lis comme je veux d'ailleurs je m'y retrouve très bien (presque : c'est qui lui déjà ? et elle ?)-
y retrouver Sam aux prises avec des corbeaux
(au moment même où j'écris ces lignes, ça croasse devant la fenêtre, c'est la semaine du corbeau) 
une fois abandonnés cachets et cauchemars, se plonger dans la lecture, les lectures (merci entre autres à la librairie Alterlivres, qui s'est ouverte l'an dernier presque en face de chez moi, privilège, délices et tentations inépuisables) : 

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remercier Alice la précieuse, Adam le charmant et Mahé la délicieuse pour leur compagnie dans ces jours de aïe, ouille, aïe aïe ouille ! satané pot de fleurs de mes c... !
Quoi ? on me dit que je suis une fille ? Tant pis
enfin te remercier, lecteur, pour tes pensées guérisseuses

Je suis de retour à Avignon, à suivre...

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12 juillet 2015

Thorassic Krak, les ravages de l'amour en cage

un samedi
porter à bout de bras
un pot d'amour en cage
entendre Krak 
souffrir un peu
mais
prendre le bus, le train, porter la valise
marcher marcher dans Avignon
veiller 
voir en plein vent des spectacles qui finissent à pas d'heure
pour finalement
le samedi suivant
Krak ! tomber dans les pommes à force de douleur
se faire ramasser par Fidel
aller ensemble aux urgences
raconter le pot le fleur au radiologue éberlué
qui n'avait jamais vu 
de sternum cassé 
par des amours en cage
c'est le thorassik krak et boudiou, ça fait mal de mal
Résultat : anti-douleur, canapé, somnolence
et patience
patience
patience. (mais je reviendrai à Avignon, si si)

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quelques images terrestres et aériennes en attendant la suite, j'y compte bien

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10 juillet 2015

Les Misérables

Vers 13 heures, aux Doms, une version aimable et sincère des Misérables, dans une salle à moitié occupée par des enfants captivés (on ne les a pas entendus et les rappels ont été nombreux), mission accomplie, réussie et succès mérité pour ce beau travail de la compagnie des Karyatides. Avant le début du spectacle, échangé quelques réflexions festivalières avec mes voisines (âge moyen : 9/10 ans), la première -dont les parents étaient placés plus haut (nous étions au premier rang, c'est mieux pour le théâtre d'objets)-était là depuis quelques jours et avait vu plein de spectacles "même des choses pas pour les enfants mais ça fait rien c'était bien quand même", elle connaissait le grand Victor pour l'avoir lu, mes autres voisines faisaient partie d'un groupe qui théâtrait plein pot, ateliers de fabrication de marionnettes en pop-up -elles me l'ont sortie du sac- ateliers de théâtre "on va jouer dans la Cour d'Honneur", vision de spectacles "on en a déjà vu trois" fillettes fraîches, attentives et charmantes compagnes de banc, mon seul regret étant de ne pas voir eu le temps de leur dire à quel point elles avaient de la chance... Le spectacle commençait. 

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les post-its ont-il résisté au mistral violent d'hier soir ? Mistral emportant les cartons qui brinqueballaient sur les murailles "laissez-nous partir, liberté, liberté !" ah non mince on n'est plus dans Victor Hugo mais dans les rues bondées, sales, emmusiquées, bêtes à cornes et à queue (encore ?), Christ en oripeaux portant sous les ors papaux croix et mouton argenté, bandes instrumentales ou électriques, danseuses de murailles, petits-enfants désabusés des hippies (je suis en train de lire "L'Aventure des Hippies", un bien intéressant cadeau de Fidel pour mon anniversaire) avec plus de chiens, moins d'enfants, plus de zone, moins d'illusions. Mistral qui a usé notre patience le soir, aux Carmes, devant le vivant Vivier des Noms de Novarina, réjouissant spectacle dont le vent balayait les accessoires et mangeait la moitié des mots - mots riches, cocasses, démultipliés et portés magnifiquement par les acteurs de Novarina- spectacle que nous avons quitté un peu avant la fin, fatigue, froid, envie d'aller se coucher à l'abri des rafales... Dommage. 

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le cloître des Carmes, face et pile.

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09 juillet 2015

ballottant d'la queue

 

Un bon début
le vent s'est levé, entraînant avec lui papiers, solitude, ballons rouges et chaleur étouffante
poussant bus et train jusqu'à Avignon
rugissant et miaulant sous la porte comme deux chats qui s'engueulent
apportant la chance  : une place au premier rang de la Cour d'Honneur pour Le Roi Lear de Py, pas retrouvé la beauté de la langue de Shakespeare - le basculement de la trivialité d'hier à celle d'aujourd'hui ne m'a pas convaincue- mais l'énergie oui, aimé la musique, les musiques, le vent dans les rubans, les comédiens épatants, présents, remuants, le rôle titre... bon comédien mais n'est pas Roi qui veut
amusement, les gloussements des dames à chaque quéquette ballotant au vent, comme si elles n'en avaient jamais vu les coquines 
illusion ! je repère au premier rang une brochette de moines en robe de bure- ce sont des spectateurs emmitouflés dans les plaids anti-mistral du festival -attends un peu MC la Chaise Dieu c'est le mois prochain-
étonnement, à côté de moi un jeune couple s'imbibe régulièrement, flasque d'alcool fort cachée derrière le fascicule -argument culturel ? - s'ennuie, s'en va
elle d'abord et puis lui, laissant bouteilles et chaises vides
repos... on est rentrés tard et ce matin Fidel au poste
de travail

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devant le Palais et sur le beau tréteau de Fidel, le teasing du Roi Lear, amusant résumé bien utile à la compréhension de l'histoire

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à la collection Lambert rénovée et agrandie on accroche et on range, réouverture cette semaine
dernière bonne nouvelle de la journée
Tout à l'heure je m'en vais aux Doms voir une version des Misérables qui devrait me plaire, du théâtre d'objet mis en scène par Agnès Limbos dont j'avais tant aimé les Petites Fables.

 

 

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08 juillet 2015

dehors

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vade retro, canicule ! 

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Laisser quelques jours sous bonne garde la maison et le chat, assurer aux plantes du jardin une douche quotidienne pour s'en aller nager dans les eaux troublées des rues d'Avignon, c'est le programme et ça commence presque tout de suite :
dehors, la Mère Castor !

 

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