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Ou Mère Castor parle trop, ou le lecteur est distrait,
Personne n’a relevé ici un mot curieux, unique et qui désigne quelque chose de très particulier.
Pousaranque.
Inconnu chez Larousse.
Cherche ce mot là sur Google, lecteur ami des mots, et tu n’en sauras pas plus. (À une exception près, peu convaincante)
Tu trouveras une litanie de sites qui te mèneront tous vers un restaurant du village.
Là, sans écran ni souris, tu pourras poser ta question de vive voix :
Mais enfin, qu’est-ce qu’une pousaranque ?
Cependant le voyage te semble bien long et coûteux pour un petit mot de rien du tout, que l’homme de la ville prononce en ricanant (les vieilleries de la campagne, quelle blague) et tu n’as pas que ça à faire.
Mère Castor le sait, et t’explique, lecteur impatient :
Une pousaranque est un dispositif qui permettait de monter l’eau du fond d’un puits, à l’aide de roues dentées et de godets, pour la distribuer ensuite dans des canalisations de terre cuite ou de métal, qui couraient en haut des murets, le tout pour irriguer les jardins.Le mécanisme était actionné par des mulets ou des ânes attachés à la roue et qui tournaient en rond autour de l’édifice.
Autant dire qu’avec les pompes électriques, elles ne sont plus en usage.
Mais il en reste une vingtaine le long de Vidourle,  rien que sur la commune de Sauve.

C’est une noria !  Dira le lecteur éclairé pour qui le monde n’est qu’un village (souvenir de voyage : ah le joli dromadaire, bave aux lèvres, qui tourne sans fin sous un soleil de plomb, oh la jolie photo)
Et bien non, cherche des images de noria, tu verras que si le principe est le même, le résultat n’a rien à voir.
Qu’est-ce qu’une pousaranque, à la fin ?
C’est une pousaranque.

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photos prise aux journées du patrimoine 2006

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Qui servait autrefois, au temps des puits, des mulets et des ânes, des dimanches en famille au mazet, quand on croquait la cerise en mai et la tomate en juillet, à arroser les jardins.

Il semblerait que Mère Castor ait compris un peu de travers la consigne du tag (post précédent). Vite fait, trois choses qui la mettent en colère : la cruauté, le mépris, et les cons qui sont fiers d'être cons. Les pires.

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(merci à Michèle pour l'illustration)