L’à faire du mois, bricoles et doux travaux, dite de décembre, dite l’ultime, dite tout ce qui brille
Terminer en beauté, donner un grand coup de balai salutaire sur les à faire passées ?
Quoi de plus simple, en ces temps ruisselant de paillettes d’étoiles déchues d’électricité gaspillée de cités enguirlandées, de choses enfin qui brillent. Il suffit de sortir un petit accessoire qu’on a chacun rangé dans le tiroir à mots, qu’on peut brandir dès que l’occasion se présente, mais que les plus sages d’entre vous laissent volontiers au placard.
Alors que règnent partage, soupe chaude et papier cadeau, dépoussiérons, mes frères et mes sœurs, rendons au plus futile des objets qui sème ses poils aux quatre vents sur les blogs ses lettres de noblesse, exhumons, j’ai nommé :
.. ...... . .......
Et puis non, tiens. Je te laisse deux jours pour deviner. Après tout c’est la der des der, alors jouons aux Pégases des commentaires. Le premier ou la première qui trouve recevra une authentique fleur de Vidourle faite par moi-même. Ah ! ça en jette, non ? enfin un jeu débile avec une merdouille à gagner. L’enjeu est de taille.
Je te laisse jusqu’au 4 décembre à midi pour trouver. Faute de quoi je m'inclinerai et te dirai le fin mot de l'à faire.
Mais comme le temps, lui, n'attend pas, voici le calendrier de l’Avent, jour 2.
Bannière finie, dimanche matin, s'il ne pleut pas, j'irai la placer sur le pont.
EDITION SUPPLEMENTAIRE ET NECESSAIRE (à suivre dans les commentaires) : l'à faire du mois de décembre est : BROSSE A RELUIRE.
l’eau à la neige
Un déluge de participations, une avalanche de billets ?

Détournements poétiques, chutes et glissades sémantiques, merci aux derniers dinosaures de l’à faire qui, tel ce blog bedonnant qui sent la vase comme un gros mammouth englouti, vit ses dernières semaines.
Quelques diluviennes contributions, comme suit :
la cabane à Mifa
chez Mon souk, Olivia souque et la mer vaque

chez Emsoe, du déluge comme s'il en pleuvait
Toute participation supplémentaire sera bienvenue et reliée ici même illico presto. (pour MC voir le précédent billet)
Quant à la Mère Castor, voilà t-y pas qu'elle se mêle de signalétique pour petit fleuve colérique :
Pour habiller dimanche cette borne effacée :
Miracle du pifomètre, la borne mesurée fait exactement (à un poil de mouton près) la taille de la bannière, ouf, car évidemment la chose fut faite sur un coup de tête, donc au petit bonheur.
la main sur la borne et le regard au loin, tu verras ça, visiteur de mon coeur. (peut être même avec du soleil )
tu ne pourras pas dire qu'on ne t'a pas prévenu.
Aujourd'hui c'est l'anniversaire de ce blog, né le 30 novembre 2007. Autant dire un âge canonique, quatre ans de vieille ferraille, de tricot approximatif, d'eau croupie et de spectacles invendables, cela force le respect. Pour fêter ça, demain, la dernière à faire du monde. Snif.
Edition du soir : Et le premier jour du calendrier de l'avent. Et une réflexion participative (ça plait, ça, le participatif, malgré un nom à réviser ses déclinaisons latines ) sur : arrêter ou pas ? continuer, pourquoi ?
Que d'eau que d'eau
Le déluge, roman photo à tendance mélo pour te faire pleurer derrière ton écran, il le faut puisque c'est l'à faire du mois de novembre.
Lentement, sûrement, ils avancent.
Un mâle et deux femelles, pour la biodiversité et la multiplication des gamètes et des mamours mammouthiens.
Ils marchent depuis des jours, poussant de leurs larges fronts les obstacles, vieilles branches, roches glissantes, traversant des déserts trempés des sols gris et fripés comme la peau de l'éléphant, se protégeant sous des couvertures de hasard du froid et de la pluie incessante et glacée qui les accompagnent depuis le début de leur voyage.
Plus vite, plus vite !
Je n'en peux plus, laissez-moi mourir ici et maintenant.
Non ! En avant, il nous reste une chance, allez, debout !
Jamais nous n'arriverons à temps...
Et de fait, malgré leur obstination, leur courage et leur formidable puissance, quand ils arrivent épuisés à la rive promise, le sauvetage organisé du vieux père Noé vient de prendre fin. Ils n'ont que le temps de saluer la girafe et tous leurs cousins qui s'éloignent d'un barrissement où se mêlent désespoir et résignation.
Puis, pour devancer la terrible menace qui les guettait, tapie sous les herbes, blottie au fond des grottes, cachée sous les pierres innocentes du chemin depuis le début de leur errance, ils se couchent sur le flanc, comme de grosses collines poilues, laissant petit à petit l'eau les submerger et la vie les quitter à jamais.
pour le happy end tu repasseras
Lecteur à l'imagination débordante comme un fleuve en crue et crois-moi je m'y connais, quand tu passeras dans une campagne vallonnée, dis-toi que peut-être sous cette colline dort une de ces grosses bêtes qui connurent l'homme il n'y a pas si longtemps.
Pour moi, quand je roule avec Fidel dans les environs de Durfort (où fut trouvé un squelette de mammouth conservé au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris) je les vois reposant sous les chênes verts, les buis et les genévriers, piétinés jadis par leurs frères de laine, les moutons, et aujourd'hui par les chasseurs et les sangliers qui s'y ébattent, le dimanche pour les uns, tous les jours pour les autres.
C'est que le père Noé, dans sa grande sagesse, n'a oublié d'emporter ni les chasseurs, ni les sangliers.
Pour réaliser ce roman poignant et véridiquement vrai, aucun animal n'a été maltraité, tout juste un peu mouillé à l'eau du Vidourle puis rincé à l'eau du robinet et reposé incognito sur l'étagère.
(savais-tu qu'il y a deux sortes de mammouths en plastique ? Ceux qui flottent et ceux qui ne flottent pas)
L’à faire du mois de novembre, bricoles et doux travaux, dite hydrofuges et hydrophobes s’abstenir
A tous les à fairés qui n'ont pas encore quitté le navire, à ceux qui ne craignent ni l’eau ni les grands travaux, la Mère Castor, emballée à la hâte dans une peilhe sans âge, grimaçant sous une barbe postiche, sandales aux pieds et houlette à la main, tient à peu près ce discours :
(Voix caverneuse et d’un autre temps): prends sous ton bras ton conjoint ta compagne ton concubin ou viens seul seulette, gravis les échelons de bois, pied gauche, pied droit, encore une ou deux fois… Ouf, tu es arrivé. Pas le droit de descendre. Dehors vient de commencer, pour le mois de novembre (je t’entends toi au fond qui dit : enfin, ce qu’il en reste) la grande catastrophe qui épargna la girafe, la douce colombe la perfide vipère et tous les scolopendres, l'à faire du mois en cours : le Déluge.
Histoire de monter le niveau. Comme tu veux, grands mots, belles images, coutures apparentes, collages invisibles, bouts de laine, paillettes, peau de grenouille, terre sainte, plastique miteux et plus si affinités.
Le mot lâché, la Mère Castor s’en va dans un coin ranger la peilhe, la houlette et les sandales, mais garde encore un peu la barbe pour ricaner dedans.
Pouf pouf.
Les règles : tu préviens dans les commentaires que tu vas puis que tu as participé, tu essaies de rendre le tout bien emballé, sur ton blog ou par mail à la Mère Castor, le dernier jour du mois. Environ.
On n’est pas chiens.
non, l'épisode cévenol n'est pas tiré d'une série sur les régions françaises, mais un évènement météo aussi attendu que craint. (j'en connais un qui fait le mariole sous les ponts, finies peau sèche et pustules)
Une à faire de saison, donc.
pourriture maison
100% idée pourrie, moitié fruits des bois de bois moitié pacotille, pour toi qui trépignes voilà l'à faire sauce castorienne, une sorte de grappe emperlousée, pas de quoi plastronner ni fouetter un chat, fut-il con.

Rien à voir, un souvenir auvergnat mis en scène par le machino en chef, l'indispensable et inénarrable Fidel. C'est si beau qu'on n'ose pas (encore) y toucher.
Quelques devoirs de vacances, des feuilles et une paire de manches pour le géant du spectacle de Noël :
Quand on parle du loup... que fait le chat con quand il pleut ?
Il se met à l'abri, pardi.
Demain et rien que pour toi, une à faire neuve et fraîche comme une jeune fille.
Pourriture toi même
Que faire quand on est honteusement en retard pour l’à faire d’octobre, vu qu’on est en novembre et qu’on n’a pas encore fait grand chose ? (pas fait mais réfléchi, oui oui)
Faire comme si,
Comme ça :
va danser chez Juliette Citrouille
Antoine, délicieuse première participation
Emsoe, magicienne en calendrier
Sabine des 400 coups (de maître)
Merci à vous, nobles lecteurs, demain, quand elle aura ouvert sa valise et fini son modeste bricolage tout pourri, la Mère Castor vous rejoindra, sans faire trop de bruit, et, passant devant chacun de vous le front bas et la honte aux joues, elle murmurera pardon, pardon, pardon, c’est ma très grande faute, pardons couverts par les Chuuuut ! et les pouvait-pas-être-à l’heure-non-mais-pour-qui-elle-se-prend que vous êtes en droit de lui jeter à la figure. Mais pas trop fort, rapport à ses cheveux gris. Il va sans dire mais disons-le que les retardataires trouveront auprès de l'indigne une oreille compatissante et la plus douce des indulgences, c'est bien le moins.
Ici, c’est Sauve qui pleut c’est tant mieux.
Re-né
Quand les mots et les images sont lâchés, on ne les retient plus.
Cette semaine, dans mon livre de chevet et dans un tas de vieilles dentelles, le phénix m’a joué deux fois le coup du retour de flamme.(va voir, la liste s'allonge doucement)
(double clin d'oeil à Delphine)
Quant à la sirène blanche qui somnolait entre deux rangs de tricot à la galerie Poussière d’étoiles, elle ira désormais roupiller chez un couple de passage à Sauve qui l’a adoptée, achetée, emportée.
et ça me fait tout drôle.
L’à faire du mois d’octobre, dite la huitième, dite noblesse oblige
Pour les produire, dixit Wikipédia, la présence d'un cours d'eau est indispensable pour provoquer l'humidité matinale des mois d'octobre et de novembre, favorisant le développement de ce champignon.
Alors quoi de mieux que la présence récurrente ici d’un petit fleuve obstiné pour insinuer dans tes neurones fertiles une divine fermentation, un déferlement d’idées fantasques, de bricolages savants, d’ellipses malicieuses, de distillations suaves et de mots délirants, tous inspirés par le thème de l’à faire du mois d’octobre :
La pourriture noble.
C’est la bonne vieille histoire de la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine, que tu choisisses de pencher vers la noblesse ou vers la pourriture, il en sortira toujours de l’étonnant et, pour Mère Castor, la navrante constatation de sa propre médiocrité. Que ce soit clair, il n'y a aucune obligation à faire quelque chose qui ait un rapport avec le raisin ou le vin, l'opposition entre les deux mots et l'opportunité saisonnière me paraissent intéressantes.
Et pas de grincements de dents ni de désespoir en carton, tu as échappé à : décomposition, bien plus trivial et définitif, idée qui m’est venue en voyant une nuée de moucherons sortir du seau à compost de la cuisine.
C'est que le moucheron est irréfutable, comme dirait l’autre. (l’autre, oui, mais qui ?)
(tu ne connais pas les règles ? Ce sont toujours les mêmes : on prévient ici de sa participation, et on essaie de poster sa réalisation pour le dernier jour du mois, en l'annonçant ici-même )
(hier, rencontré entre deux rangs de tricot les amis de Joe et des oiseaux et un charmant jeune homme, fils petit fils et plus d'une vieille famille du village, qui m'a aimablement offert une bouteille de vin de sa production, appelé : le Petit Bonheur. Ca ne s'invente pas)
Et si tu devines ce que j'ai voulu photographier ce matin, tu seras déclaré roi des balaises, pas moins :
Edition du soir : Nous avons en magasin : un escargot baveux, un filament d'ampoule, le sourire du chat de Chester, un phénix, un moucheron en vol, un spermatozoïde (j'ai d'bons yeux mais tout d'même) un filament d'ADN (encore plus fort) un fil à tricoter perdu sur un t-shirt noir et un poil de mon (de ton) cru. Mazette, on dirait presque une à faire à l'envers, mais à l'heure où j'écris, pas de roi ou reine des balaises en vue, seulement des esprits fertiles et joueurs. Alors ? On cherche encore.
Ni croissant de lune, ni dessin sur l'ordi, trait blanc sur tableau noir, paille dans l'oeil du voisin, pelote à chat con, découpe de chou rave ou fond de sac poubelle... Indice : c'est my, my-stérieux(se) lecteur (trice) qui s'approche le plus de la vérité.
Phénicie aussi
Ah qu’ils sont jolis, gouteux, élégants et chamarrés les Phénix d’octobre de septembre, et qu’ils nous semblent beaux ! vois plutôt, clique, savoure et apprécie :
Madame de K et son brie-collage
(celui de la Mère est dans le billet précédent)
et Steve, pardon, le Comte Van der Bilout
Emsoe, bienvenue chez les à fairés

Sabine des 400 coups
à ouvrir chez De la main gauche
à admirer chez Sabine de Manosque
Braises 1 et 2, nouvelle à fairée
il n'est jamais trop tard pour l'à faire : la Fille du Consul...
...la preuve avec Léon, enfin la maman castor de Passez quand vous voulez
Et pour finir en musique : Juliette Citrouille
Ebouriffant tout ça, non ? Merci à tout le monde et dans deux ou trois jours, une nouvelle à faire.
Tu le sais, la tradition veut qu’il y ait des indécis, des retardataires et, dans la Tête de la Mère, des courants d’air. Alors, si on t’oublie ou que tu es à la bourre, sonne le clairon, tire la sonnette et fais-toi connaître.
à la carbonara
A la pouet pouet
Elle a vu le feu la mort de l’oiseau
Et du brasier éteint sortir un œuf
Elle a vu naître
Le père de l’oiseau revenu à la vie
Elle ne comprend rien
D’une plume rouge trempée dans les cendres
Elle voulait écrire son histoire
Mais à l’envers le temps souffle sur la plume et l’encre
Elle n’a rien compris
L’enfant a mis son père au monde
Et le temps qui tempête à rebours
Emporte la cendre la plume
L’oiseau.
A la cendre
Recette du Phénix à la cendre :
Attendre de
Trouver un Phénix de moins de 500 ans sur son bûcher odorant
Attendre
Dès qu’il a flambé et qu’on peut s’approcher du brasier, ouvrir à l’aide d’un couteau pointu sa carcasse fumante, y prendre l’œuf prêt à sortir, le briser pour en arracher le poussin
Le faire cuire dans la cendre
Attendre
Quand il est cuit et tendre
Se régaler, jeter sur le feu les restes, os et becs, coquilles, dépouilles, ramasser quelques plumes pour s'en faire un collier, puis, sans se retourner ni attendre
Rentrer à la maison.
Musée du Phénix :
Et maintenant, quoi j'en fait ? se dit, songeuse et légèrement dubitative, la Mère Castor.
Réponse à Catherine qui demande de quoi est faite la tête du Phénix : Tête de bois trouvée dans les bois auvergnats, bec de bois taillé autrefois par Fidel, deux graines apportée de la Réunion par Alice, lunettes de Barbie car, passé les deux cents ans le Phénix devient, comme tout un chacun, presbyte.














































































































