Fidel et moi, seuls sur les hauteurs du Perrier, on est allés yeux vaguant des montagnes lointaines au sol épais, bruissant et coloré, bleu myrtille, rose bruyère et vert de tous les verts connus et inconnus ; en famille, un à un, vacillant, glissant et se reprenant on a passé le gué de la rivière d'or et partagé la découverte d'un village endormi et presque oublié ; on a marché sous la voie lactée qui trace le chemin d'une maison à l'autre ;  avec deux adolescents charmants et attentifs, on a inventé des poupées de tissu qu'ils ont emportées à Paris, loin des vaches, des moutons bêlant dans le pré du voisin, loin des barbecues, apéros et cafés pris les uns chez les autres dans la petite communauté disparate et amicale du Vallard, tout cela étoffant couche après couche, année après année, notre petite fabrique de souvenirs auvergnats, pré, landes, chemins empierrés et cornes de vaches, mûres généreuses et fromages corsés, jardins, rivières, murs vaillants luttant contre le temps qui passe, ciel de jour, ciel de nuit, et vert dominant à jamais ce beau pays d'Auvergne.

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