Vers 13 heures, aux Doms, une version aimable et sincère des Misérables, dans une salle à moitié occupée par des enfants captivés (on ne les a pas entendus et les rappels ont été nombreux), mission accomplie, réussie et succès mérité pour ce beau travail de la compagnie des Karyatides. Avant le début du spectacle, échangé quelques réflexions festivalières avec mes voisines (âge moyen : 9/10 ans), la première -dont les parents étaient placés plus haut (nous étions au premier rang, c'est mieux pour le théâtre d'objets)-était là depuis quelques jours et avait vu plein de spectacles "même des choses pas pour les enfants mais ça fait rien c'était bien quand même", elle connaissait le grand Victor pour l'avoir lu, mes autres voisines faisaient partie d'un groupe qui théâtrait plein pot, ateliers de fabrication de marionnettes en pop-up -elles me l'ont sortie du sac- ateliers de théâtre "on va jouer dans la Cour d'Honneur", vision de spectacles "on en a déjà vu trois" fillettes fraîches, attentives et charmantes compagnes de banc, mon seul regret étant de ne pas voir eu le temps de leur dire à quel point elles avaient de la chance... Le spectacle commençait. 

DSC_0018

DSC_0011

DSC_0012

DSC_0016

DSC_0017

 

les post-its ont-il résisté au mistral violent d'hier soir ? Mistral emportant les cartons qui brinqueballaient sur les murailles "laissez-nous partir, liberté, liberté !" ah non mince on n'est plus dans Victor Hugo mais dans les rues bondées, sales, emmusiquées, bêtes à cornes et à queue (encore ?), Christ en oripeaux portant sous les ors papaux croix et mouton argenté, bandes instrumentales ou électriques, danseuses de murailles, petits-enfants désabusés des hippies (je suis en train de lire "L'Aventure des Hippies", un bien intéressant cadeau de Fidel pour mon anniversaire) avec plus de chiens, moins d'enfants, plus de zone, moins d'illusions. Mistral qui a usé notre patience le soir, aux Carmes, devant le vivant Vivier des Noms de Novarina, réjouissant spectacle dont le vent balayait les accessoires et mangeait la moitié des mots - mots riches, cocasses, démultipliés et portés magnifiquement par les acteurs de Novarina- spectacle que nous avons quitté un peu avant la fin, fatigue, froid, envie d'aller se coucher à l'abri des rafales... Dommage. 

DSC_0006

DSC_0021

DSC_0023

DSC_0025

DSC_0026

DSC_0031

DSC_0032

DSC_0040

DSC_0024

DSC_0030

DSC_0036

DSC_0041

DSC_0044

le cloître des Carmes, face et pile.