DSC_0007

Avent 13 : houx, vert

Le houx pour Béatrice, le vert (déjà fait, tant pis) pour la Marraine.

Hou hou ! ton houx n'est pas du houx ! C'est du petit houx, du fragon épineux  -dont j'ai appris qu'il est ombrophile, comment se cultiver en faisant son calendrier de l'Avent la vie est belle - fragon qu'on trouve ici partout dans la garrigue, et pour lequel nous sommes allés prendre de la hauteur, voir Vidourle qui s'en va vers la mer et du vert, du vert du vert...

DSC_0012

DSC_0014

DSC_0032

DSC_0033

DSC_0034

Pour trouver du houx, nous aurions pu aller en Auvergne, mais pas le temps, pas le temps...

Elles n'ont rien de trop gai, les forêts qui s'en vont sur ces plateaux, du côté de la Chaise-Dieu. Des sapins, des sapins, des sapins, jamais une âme. Les chemins sablonneux s'enfoncent de salle obscure en salle obscure, parmi la mousse et la fougère, sous ces grandes rames balançantes. Les grappes du sureau rouge tirent l'œil, ou bien quelque pied de digitale pourprée. Il y a des endroits où le soleil semble n'avoir point percé depuis des mondes d'années : c'est sombre, c'est noir, c'est la mort. Une forêt comme celle de la complainte de sainte Geneviève de Brabant, où des ermites peuvent vivre solitaires et qu'on imagine pleine de loups, de renards, de blaireaux. A dix pas, sait-on ce qui se ce cache derrière ces fûts gercés des arbres où la résine met des traînées de suif ? Tout remue, mais remue à peine. Tout est silence, mais un silence traversé de vingt bruits menus. Une belette qui se sauve, un souffle de vent dans la feuille des houx, une fontaine qui s'égoutte derrière la roche.
Henri Pourrat ; Gaspard des Montagnes.

DSC_0010

 

Aujourd'hui c'est la fête de la plus charmante, jolie, rigolote et douce des petites filles. Bonne fête Lucie.

Quand on parle du houx... Adèle, c'est tout pour toi (déjà que, la malheureuse, je ne lui ai PAS fait de calendrier de l'Avent) : 

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo. (qui avait tout compris de la consigne : houx et vert. Le grand homme. )

DSC_0011

Pas très inspirée, un peu distraite...
Cet après midi, contes, dimanche Potins, lundi matin crèche et le soir atelier Valise, mardi re-Potins, mercredi deux interventions différentes, jeudi matin, restitution de la Valise, vendredi matin un dernier Potins, l'après midi et le soir du même vendredi deux spectacles le tout aux quatre coins du département. Presque.
C'est pourquoi j'ai la tête ailleurs, dispersée, éparpillée : j'ouvre des Matriochkas, je déplace des Trolls, je fais tourner les montagnes et perche des petites maisons, plante un sapin, deux trois sapins, essaie des moutons... la routine, quoi.
(tu as encore un ou deux mots ? Je prends)