Prenez un vieux château chiné (la muraille de chiné, dit mon voisin qui ne manque ni de talent, ni d'esprit) qui dort au fond de l'atelier, débarrassez-le des mites bouffeuses de couture pure laine, retapez le, plantez-y un arbre (la vieille qui plantait des arbres, c'est moi, s'écrie la Mère Castor, brandissant ses aiguilles comme autant d'épées) couvrez-le de plantes carnivores et placez-le près d'une forêt livide, bavarde et pleine de ressources.

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Cherchez ensuite quelques histoires, petites et grosses bêtes, choisissez quelques gazouillis, grognements, bourdonnements et autres bruits de moteur (à mon âge respectable, s'entraîner à faire l'avion et le camion, tu le crois ?) prenez de la hauteur, virez ce qui dépasse, le lourdingue le tarabiscoté, l'inutile, veillez à garder le merveilleux et la pointe de sombre qui fait au léger, quand le temps est froid et que les journées sont courtes, un bel écrin.

Si j'arrive au quart de la moitié de ces belles résolutions, j'aurai pondu mon énième spectacle de Noël. Cot cot.

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chaque année, une nouvelle sorte de feuilles. Je vais bientôt pouvoir ouvrir un musée de la feuille morte.