Dimanche
Comme elle marchait
au dessus de Vidourle, dans l'arbre, sur la montagne les toits des maisons les têtes levées
Nos lourdeurs entassées sur les ponts, les yeux en rayons de soleil, les coeurs en soutien et tout prêt à s'émouvoir, partagés entre la beauté de l'instant et la peur, nous n'osions ni souffler ni respirer
Forte et légère, souriante et concentrée elle suivait son chemin en croix solidement arrimé au sol, confondu sur le ciel changeant avec ceux de ses frères en vol les avions
Elle sans ailes portée par un violoncelle invisible et la voix de Pascale glissant sur le fil 
des notes
Quand elle est revenue sur terre il faut bien revenir
j'avais les larmes aux yeux
et il s'est mis à pleuvoir 
à re-pleuvoir sur Mad in Sauve, sur la fête en partie gâchée par les trombes du samedi.

DSC_0003

Vidourle l'opportuniste en tenue de chaï

DSC_0015

DSC_0023

DSC_0027

DSC_0029

DSC_0031

DSC_0034

DSC_0039

DSC_0046

Avant,

tam tam_2

il y avait eu les flons flons de vendredi soir, les gestes secs du musicien claquant ses rythmes précis pour l'assemblée de vestes lapones, de bottes indiennes, tuniques africaines, grelots perles et cheveux en laine, tout un petit monde venu en camion en caravane en roulotte ou à pied sur la terre sacrée, le gracieux et le joyeux côtoyant sur le dance floor de béton le balourd et le tremblotant 
Et partout des petits enfants lâchés, courant tourbillonnant les yeux brillants vivant leurs vies d'enfants et entre les pattes des humains, des chiens
vivant leurs vies de chien.  

DSC_0002

DSC_0005

DSC_0006

DSC_0012

DSC_0007

DSC_0008

 

enfant1

DSC_0012

DSC_0014