à l'arbre : c’est vrai ?
tu n’en veux plus ?
je peux marcher dessus ? 
Laisse tomber, dit l’oiseau
c’est comme ça tous les ans
vient le moment
où il les abandonne
alors c’est vrai ?
tu les poses à mes pieds 
quel hommage quel tapis
mais quel dommage 
et quel gâchis
pourtant si
je te les lançais 
tu les attraperais, dis ?
alors tout serait comme avant 
toi vert et moi !
en manière de réponse
l’arbre lâche sur ma tête grise
une feuille mouillée
et sur Vidourle glauque
une autre 
Laisse tomber, dit l’oiseau
c’est comme ça 
tous les ans arrive le moment
où de toutes ses feuilles l’arbre se débarrasse
car qu’il pleuve qu’il vente ou qu’il gèle sur place
monsieur aime se regarder
tout nu dans la glace.

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Il a plu deux ou trois paquets d'eau tiède, pas de quoi rendre à Vidourle ses belles formes.

En voilà un qui, dans quelques jours, ne ramassera pas à la pelle les feuilles mortes, vu que là-bas, petit veinard, c'est le printemps (qui ose sussurer que cet enfant ne vivant que la nuit ou dans les trains et les avions, il ne verra pas grand chose du printemps australien ? ) :

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(fumer ce n'est pas bien, il le sait je lui dis et je lui re-dis)

Tu as remarqué ? Je publie avec plein de fautes qu'ensuite je corrige (pour les abonnés, ça fait plein de courrier, oups) A chaque fois.