imago
difforme, non
en transe, non
maladif, pas vraiment
archaïque, il y a de ça
reptilien, sans doute
complètement fascinant
et
d'une beauté qui dérange, étrange virtuose qui impose à son corps des poses jamais vues encore, Romeu Runa donne à voir la naissance douloureuse dans un pays inexistant d'un être décarcassé, disloqué, sorte de chrysalide sans cocon qui s'extirpe de sa condition pour prendre le chemin d'une humanité incomplète et douloureuse. Succession lente d'images troublantes, cocasses ou profondément désespérées (sur laquelle je parle trop, vilain défaut) ce spectacle a enchanté ma dernière soirée de festival.
Ni danse ni théâtre ni performance, même si ce vilain mot convient bien à cet extraordinaire danseur, c'était la générale de The Old King de Romeu Runa et Miguel Moreira, au cloître des Célestins.
Il est tanqué, a dit Fidel, plus économe de paroles que moi.
Tu l'as dit, que j'y ai répondu.
Fidel et moi, autoportraits
(dans l'ordre moi et Fidel, c'est pas poli mais plus exact. Un Pac à l'eau et un demi.)
au retour, avons croisé oiseau mort, cabine spatiale et train fantôme. L'est temps de retourner dans nos campagnes.
Commentaires sur imago
- Il y a un petit quelque chose en commun entre l'oiseau mort et le danseur... sans doute parce que cela bouscule les idées reçues... Je ne connais pas grand chose à la danse, qui me paraît hermétique, mais, j'avoue, cette seule image éveille ma curiosité !

Beau voyage et à la vôtre (avec de l'eau à bulles sans doute). - A propos du train fantôme : retour de nuit après un spectacle du festival

vers Vaison-la-Romaine
ciel aux étoiles clignotantes
puis soudain
à une vitesse folle
un train à vapeur avec des wagons à ne plus savoir les compter
de l'ouest à l'est
ne restèrent que quelques nuages haut perchés après sa traversée du firmament






















