difforme, non
en transe, non
maladif, pas vraiment
archaïque, il y a de ça
reptilien, sans doute
complètement fascinant
et
d'une beauté qui dérange, étrange virtuose qui impose à son corps des poses jamais vues encore, Romeu Runa donne à voir la naissance douloureuse dans un pays inexistant d'un être décarcassé, disloqué, sorte de chrysalide sans cocon qui s'extirpe de sa condition pour prendre le chemin d'une humanité incomplète et douloureuse. Succession lente d'images troublantes, cocasses ou profondément désespérées (sur laquelle je parle trop, vilain défaut) ce spectacle a enchanté ma dernière soirée de festival.
Ni danse ni théâtre ni performance, même si ce vilain mot convient bien à cet extraordinaire danseur, c'était la générale de The Old King de Romeu Runa et Miguel Moreira, au cloître des Célestins.

PIF9hl(image trouvée sur internet)

Il est tanqué, a dit Fidel, plus économe de paroles que moi.
Tu l'as dit, que j'y ai répondu.

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Fidel et moi, autoportraits
(dans l'ordre moi et Fidel, c'est pas poli mais plus exact. Un Pac à l'eau et un demi.)

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au retour, avons croisé oiseau mort, cabine spatiale et train fantôme. L'est temps de retourner dans nos campagnes.