Tongs, sandales, élégants talons et pompes cirées piétinent de concert cartes abandonnées emballages souillés canettes raplaplas, coulures de climatisation et immondices, toutes les traces de la vie qui bouillonne ici, gens tout mélangés, badauds, citadins, habitants des faubourgs, nouveaux-venus et habitués, grands mangeur de glaces et de sandwichs devant l'éternelle cité qui toise du haut de ses églises, clochers, palais et remparts le grouillement populaire de l'été, toisée elle-même par le ciel qui, quand il charrie des nuages, semble tendre à nos yeux fatigués de tant d'images, de bruit et de fureur spectaculaire de somptueux perchoirs.

DSCN4714

DSC_0022

DSC_0024

DSC_0026

badauds parmi les badauds, deux des danseurs du Wetr

DSC_0027

DSC_0105

DSC_0010
DSC_0003

DSC_0047

DSC_0049

DSC_0043

Aujourd'hui, point de nuages mais un vigoureux mistral qui m'a poussée jusqu'au théâtre du Balcon où j'ai pu voir, merci à la liste d'attente, Hitch, une pièce pour trois excellents acteurs qui nous rejouent à leur façon la rencontre entre François Truffaut et Alfred Hitchcock. Si plaisant, si réjouissant que pas un instant je n'ai pesté contre le vent, de face cette fois, qui m'a transformée le temps du retour en vraie sorcière, si véridique que j'aurais pu distribuer à mon tour des tracts pour un spectacle imaginaire avec chat acariâtre, balai et toiles d'araignées.

DSC_0005

DSC_0007

boniment pour une version d'Ubu burlesque, en musique et charcutière, pâté-tique ?