13 juillet 2012

maraudes

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Nez au sol (la distance est fort courte de l'un à l'autre) Mère Castor ramasse tout ce qui brille et traîne sur le trottoir ou dans le caniveau. Fidel, lui, rapporte du travail deux tomates par ci, une poignée de pommes de terre ou des prunes dans le fond d'un sac par là, à croire qu'il rentre des champs au son de l'Angélus pour manger sa soupe et tremper son pain comme dans un conte de Pourrat.
On cuisine les trouvailles de l'un et on aligne sur la table celles de l'autre, pour voir, pour rien. Tout est dit dans ces cueillettes improvisées, à l'un l'esprit pratique et le moteur pour faire tourner la maison, à l'autre les pécadilles et les fanfreluches.
Complémentaires, voilà tout.
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Hier, après nos retrouvailles pour thé glacé et ours fleuri avec Véronique,  vu au festival Théâtr'enfants la Femme aux allumettes.
De beaux moments de chant, mais le propos est confus, la scénographie sans grand interêt, et le tout génère un léger malaise et un ennui diffus. Peut être que cette création demande à être re-travaillée (toi-même, Mère Castor).

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à Avignon, le platane est roi, un si grand roi que celui du Plan de Lunel, s'il caresse la lune, a du mal à tenir dans un petit appareil photo

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DSC_0024quand le Palais a fait le plein de soleil et d'or, il se dédore et  s'endort, bercé par les clameurs des spectacles du dedans, du dehors

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des promesses, des mots doux et un chat debout

Le soir, dans la cour d'Honneur du Palais, vu Le Maître et Marguerite (lis, tout est dit bien mieux que je le ferais) de Simon McBurney,  grandiose, admirablement interprété, mise en scène parfaite et puissante dans ce lieu si grand et difficile à habiter.  D'ailleurs un Monsieur, descendant la rue de la République jonchée des restes du jour, disait à sa compagne (et laissait tomber par mégarde dans l'oreille de Mère Castor, ce qui prouve ou qu'elle n'est pas aussi sourde qu'on le croit, ou que le Monsieur parlait fort) sur la scène finale : on aurait dit l'écroulement du Walhalla. Bien vu.

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Ce fut cependant long, très long, d'ailleurs j'ai piqué du nez à deux ou trois (quatre ? tu crois ?) reprises, avec mistral donc gla gla, mais, surprise finale, une fois rentrée à l'appartement j'ai su que Fidel était là, à quelques sièges de moi, sans que j'en sache rien. Chouette, on a papoté sur le spectacle tout frais, si bien que la nuit fut courte, très courte. 

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préparatifs pour le 14 juillet, ça va jeter !

 

Posté par merecastor à 11:25 - Commentaires [4] - Permalien [#]
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Commentaires sur maraudes

    Au Festival, comme si on y était, grâce à toi ! J'ai adoré le chat debout alors que le Palais se dédore et s'endort...et tu me donnes envie de lire Le Maître et Marguerite ! Merveilleuses vacances...

    Posté par AnneC, 13 juillet 2012 à 15:13 | | Répondre
  • abonnée absente

    Je comprend mieux aujourd'hui pourquoi le téléphone sonne désespérément, la mère Castor a fait ses malles pour Avignon. Tes photos comme d'habitude donnent envie d'aller t'y retrouver, de vous y retrouver. Je voulais qq nouvelles de notre petite Lucie et de sa maman. Passez de beaux et bons moments pendant ce Festival, ns ns verrons peut être en Septembre aux Sables. Bisous.

    Posté par chanchan, 13 juillet 2012 à 18:16 | | Répondre
  • ........ les deux de l'autre coté du stand de bijoux ... étaient plus beaux , avec des turbans bleus. Nous avons parlé hier , ils m'ont donné le nom du collier Malien que je portais "la ligne du désert "
    ( une ligne encore assez légère pour mon cou récalcitrant.....)

    Posté par véron, 13 juillet 2012 à 20:24 | | Répondre
  • Chez moi....

    ...il pleut, nous vivons le mois de juillet le plus immonde que j'aie jamais connu.....Voir les images ensoleillées d'Avignon me fait presque mal, et pourtant je ne suis pas jalouse et j'aime ma région, mais là, trop c'est trop.

    Bravo pour les photos, le chat qui marche, les lumières sous les arcades, c'est sublime.

    Posté par Julie des Hauts, 14 juillet 2012 à 11:15 | | Répondre
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