délocalisation
Lecteur à la sagesse ancestrale, tu sais qu’écrire pour un autre blog ce n’est pas du tout pareil qu’écrire pour le sien, où on s'installe volontiers pas coiffée, les mains sales à cause des petits crayons, quelques feuilles accrochées au pantalon, savates aux pieds, avachie sur le fauteuil, une tasse de quelque chose à portée de la main. Chez les autres on essaie de s'appliquer, de bien se tenir, de faire son intéressante, mais les mots qu'on aligne comme des petits cailloux choisis n'ont plus l'air que de petits cailloux ordinaires, insipides, de ceux que l'on piétine sans état d'âme quand on bade au long d'un petit fleuve le nez en l'air pour écouter les oiseaux. (oui, on peut écouter avec le nez, essaie, tu verras, enfin, tu entendras)
Aujourd’hui, donc, m’en suis allée calembredener chez Jea, sur le blog Mo(t)saïques, répandre chez lui des fadaises à l’eau douce, des petits arrangements saumâtres, des cailloux roses et puis des bleus. L’exercice fut difficile (relire l’introduction) mais on ne refuse pas une telle invitation. Merci donc à Jea, merci beaucoup.


















enfer et putréfaction, avant votre arrivée, je n'ai même pas pensé une seconde à frotter les fenêtres, à faire semblant de ranger des tas de bouquins, à demander au soleil de se fendre d'une exception et donc de sortir de sa déprime, à redresser les tournesols tombés suite aux croc-en-jambes des pluies, à prévenir Bébert mon boucher poète, à répéter aux tourterelles qu'ici elles sont aussi chez elles, à envoyer les douaniers ainsi que la police des airs et des frontières sur de fausses pistes...
j'ai juste sur le coin du feu un potage aux panais et aux jeunes carottes
le rosé est du Lubéron
le café d'Ethiopie
et les thés portent le label Max Havelaar...
bienvenue