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Lecteur à la sagesse ancestrale, tu sais qu’écrire pour un autre blog ce n’est pas du tout pareil qu’écrire pour le sien, où on s'installe volontiers pas coiffée, les mains sales à cause des petits crayons, quelques feuilles accrochées au pantalon, savates aux pieds, avachie sur le fauteuil, une tasse de quelque chose à portée de la main. Chez les autres on essaie de s'appliquer, de bien se tenir, de faire son intéressante, mais les mots qu'on aligne comme des petits cailloux choisis n'ont plus l'air que de petits cailloux ordinaires, insipides, de  ceux que l'on piétine sans état d'âme quand on bade au long d'un petit fleuve le nez en l'air pour écouter les oiseaux. (oui, on peut écouter avec le nez, essaie, tu verras, enfin, tu entendras)

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 Aujourd’hui, donc, m’en suis allée calembredener chez Jea, sur le blog Mo(t)saïques, répandre chez lui des fadaises à l’eau douce, des petits arrangements saumâtres, des cailloux roses et puis des bleus. L’exercice fut difficile (relire l’introduction) mais on ne refuse pas une telle invitation. Merci donc à Jea, merci beaucoup.