La grand-mère attitude n’est pour rien dans le parti que j’ai pris d’arrêter le Grand Chantier à la moitié de l'année. L’enfant vit loin d’ici et si j’ai eu le plaisir de l’accueillir quelques jours, je ne la verrai que tous les 36 du mois. Pas de quoi rompre la routine.

Il  m’a semblé que les participations s’essoufflaient quelque peu, (non, pas toi, comme tu prends la mouche ! Allons…) à commencer par la mienne, j’accumule du retard chaque mois, et la coupure de juillet et août ne fera qu’accélérer la décélération. Si tu vois ce que je veux dire. Ce qui n’empêchera pas les plus vaillants de continuer, toute la vie s’ils le souhaitent. Moi qui écris avec des moufles, et les moufles ce n’est pas bien pratique pour manipuler un godillot en phase terminale et des princesses en porte-clés, je m’arrêterai fin juin. Voilà. Donc. Tant pis. 

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 devine sur quoi donc je planche pour septembre ? 

Mais, pour juillet et août, je plonge à nouveau et avec délices dans le trésor des contes d’Henri Pourrat, que je retrouve comme on retrouverait un vieil ami (figure de style aussi banale que toute faite, je n’ai pas le moindre vieil ami pour faire la comparaison) prête à le suivre, entourée de quatre chèvres, un morceau de pain d’orge dans la poche, pour grimper sur les collines, boire aux sources claires, écouter les conseils de petites vieilles ratatinées aux yeux brillants qui surgissent sur les chemins déserts, affronter les ogres des montagnes et les diables qui se cachent derrière les arbres, quand la nuit noire vient rendre à la forêt du vieux petit temps tout son épais mystère.

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En voilà des bribes, piochées au passage pour le partage : 

C'était dans le pays du vent, il y fait tant de vent qu'on y vit dépeigné.

...l'avarice l'avait désséché comme un râteau à fenaison.

Elle se sentait le coeur léger comme un panier d'osier.

Il y avait une fois le Père Noé, le grand-père des vignerons, car c'est bien lui qui a planté la première des vignes, sur quelque côte bien tournée où le caillou chauffe au soleil.
Justement il était en train de la planter. C'était pour se sécher, pour oublier le déluge. (...)

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Nul déluge au jardin mais soleil, pluie, soleil, pluie...

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 enfin, utiles et modestes, les trouvailles des puces de dimanche