Vautré sous une peau de feuilles
Traqué par le soleil vorace
J’ai vu
Vidourle en mal d’eau mal de mots
Aphone
J’ai vu l’araignée tendre
Aux perles à la mouche et au temps
Son fil croche-pattes
J’ai vu l’arbre perdre ses os
Jouer aux ombres camelines
Lancer des ponts de carnaval
Sur les rus disparus
J’ai vu le charbon faire comme la plume
Des dessins
Lu le rocher compté les dents les veines les rayures
Et tout le saint-frusquin
J’ai vu de mes yeux vu Vidourle bouche bée
Touiller la flaque glauque
Le poison lent
Où lentement allait nageant et puis mourant
Un tout petit poisson.

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poisson

 

Bref, il nous faudrait une bonne ragasse, comme on dit par ici.

(l'amour de la vérité vraie qui m'anime dès le saut du lit tu me connais lecteur chéri m'oblige à confesser que les clés étaient dans mon sac avant que je ne les pose sur la branche. Tout le reste est véridique, authentique et attrapé sur le vif ce matin même.)