Pour aller à Paris
Nous laisserons à la maison
le chat et Marie
chaque jour lui portera pitance, lumière, aimable compagnie
Nous laisserons le jardin aux violettes, aux pies
au printemps à venir
Et nous emporterons
de quoi laisser comme des escargots
quelques traces brillantes, goûteuses ou parfumées
Nous tâcherons d'être légers avec nos gros sabots
De faire dans le métro bonne figure
Nous sortirons de notre poche
Notre œil accoutumé à la lenteur des choses
Nous irons embrasser les enfants, les amis
Et pour la première fois
Fidel et moi prendrons ensemble et rien que tous les deux
le train.

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Je l'ai dit je le redis, la cyclopéenne à faire du mois de février sera postée depuis Paris.
(départ jeudi matin)
C'est pourquoi Mère Castor emporte dans son sac un accessoire obligatoire et insolite, ainsi que quelques étiquettes (comme à Avignon, tu te souviens) à coller ça et là pour témoigner de son passage à la grande ville.
Ca serait amusant, lecteur fouineur, que tu en trouves une.

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Enfin, nous savons désormais que l'allée du jardin mesure très exactement 5 mois et 20 jours de tricot.
Belle avancée pour les poids, les mesures et les sciences exactes.

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non non et non, tu peux toujours me faire tes yeux de biche, je ne t'emporterai pas, tu es trop GROS

(hé, on a déjà pris le train ensemble, mais avec les marmots, jamais tous les deux en amoureux)