Ami de la sobriété et de la discrétion, va t'en cliquer ailleurs.

Des quelques jours passés dans l'atelier à choisir des tapisseries, à tirer l'aiguille, à négliger les blogs, à remplir des canettes et à rattraper des paillettes fugueuses (as tu déjà essayé de ramasser des paillettes sur du carrelage ?), il est sorti un tas de sacs qui vont être, Ô présomption, Ô vanité sans fond, présentés au public dans la galerie Vidourle Prix (comment veux-tu que  Mère Castor résiste au kitsch absolu et Vidourlien du nom de cette galerie, ancienne épicerie dont elle a gardé l'enseigne ?)
La Mère Paillette n'est pas sur l'affiche, mais ses sacs seront présentés dans un coin avec d'autres, c'est pourquoi ils sont pétaradants et bariolés, voire agressifs, histoire de se faire remarquer.
Si le chaland, dans un moment d'égarement compulsif, en a plein les mirettes et ne regarde pas trop aux finitions, il se pourrait que Mère Couture lui en vende un ou deux (chers, et encore, fille Castor trouve que ce n'est pas assez, la bonne fille que voilà) récompense méritée de ses rêvasseries perlières et couturesques.

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Vernissage demain jeudi à 18 heures, à Sauve, Galerie Vidourle Prix (on ne s'en lasse pas Vidourle Prix Vidourle Prix, Vidourle Prix !) une occasion unique de rencontrer la Mère Machin dans ses petits souliers, verre à la main et honte au front, entourée d'artistes polyglottes, de pique assiettes bavards et de villageois curieux.

Cependant, pris dans les algues et plombé par les pierres
Vidourle prie le ciel
Et clapote sous les canards
En attendant
La pluie.

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(à Moukmouk : le soleil ne s'est pas encore levé sur le jour où on verra la Mère Castor en maillot de bain sur un blog, parole !)